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SOS Villages : une quête pour mieux aider les enfants

25 juillet 2008, 00:00

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Faire vivre le village coûte de l?argent. Beaucoup d?argent. Si les sponsorships et autres parrainages sont vitaux pour SOS Villages d?Enfants, ce n?est malheureusement pas suffisant. «La quête annuelle que nous organisons à partir d?aujourd?hui jusqu?à dimanche servira à financer la vie au village. Avec le coût de la vie qui augmente, cela devient de plus en plus difficile pour les mamans SOS de s?en sortir avec le budget que nous leur attribuons», raconte Sandra Athalie, assistante-directrice du SOS Village de Bambous. La tâche des six mamans SOS qui y résident : Redonner un encadrement familial et une éducation stable à des enfants abandonnés, maltraités ou séparés de leurs parents pour des raisons familiales graves. A Bambous, ils sont actuellement 45. Loïc a 4 ans, avec ses deux s?urs, âgées de 8 et 10 ans, il vit au SOS Village d?Enfants de Bambous depuis deux ans. Abandonné par sa mère biologique, c?est aujourd?hui Marie-Laure Duvergé, 52 ans, qu?il appelle affectueusement «mamie». «Lorsqu?ils sont arrivés, je n?ai pu dormir pendant quelques jours. Je me demandais comment une mère peut abandonner ainsi ses trois enfants», confie Marie-Laure. «Certains ne savent même pas que leur enfant est ici. D?autres sont au courant, mais ne s?en soucient guère. Il y a également des cas où les deux parents sont en prison», confie Sandra Athalie.

Pourtant, SOS Villages n?est pas contre le principe de replacer les enfants au sein de leur famille biologique. A condition que celle-ci soit réhabilitée. C?est une enquête faite par les autorités qui le déterminera. Pas question aussi de faire fonctionner les villages en isolement. Les enfants vont d?ailleurs dans des écoles normales et côtoient d?autres enfants de leur âge.

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