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Ses répercussions sur le tourisme inquiètent les tours-opérateurs
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Ses répercussions sur le tourisme inquiètent les tours-opérateurs
«Malgré tous nos efforts pour attirer un plus grand nombre des touristes dans l?île, c?est une très mauvaise nouvelle pour nous», déclarait Johnson Roussety, le Chef commissaire de Rodrigues hier matin, en apprenant qu?Air Mauritius avait augmenté le billet d?avion de 15 %. Une hausse due à la montée vertigineuse du prix du carburant.
Outre cette augmentation du coût du billet, les autres facteurs qui découragent les touristes et les tours-opérateurs, selon le Chef commissaire, sont les fréquentes pannes des appareils qui desservent la ligne Maurice-Rodrigues. «Les Rodriguais ont le sentiment qu?ils sont traités comme des citoyens de deuxième grade. Il est temps de revoir complètement le service», insiste le Chef commissaire.
Cette décision aura définitivement un impact négatif sur les arrivées, surtout pour les clients mauriciens et réunionnais.
En attendant la construction du nouvel aéroport, le Chef commissaire convoquera tous les opérateurs dans le secteur touristique dans les jours qui viennent pour développer une nouvelle stratégie pour relancer ce secteur
Willy Auguste, le gérant de l?hôtel Mourouk, suit la situation de près. Il exprime les mêmes craintes que Johnson Roussety. Il dit avoir déjà averti certains de ses employés qu?ils pourraient être licenciés si la situation ne s?améliore pas. «Il n?y pas que le pétrole qui prenne l?ascenseur. Les denrées alimentaires aussi. Ces deux facteurs combinés auront une incidence directe sur notre clientèle. D?où mon insistance auprès de mon personnel pour qu?il réponde aux exigences des touristes avec plus de professionnalisme. Il faut en finir avec l?amateurisme», insiste Willy Auguste.
Campagne plus aggressive
Pour faire face à la hausse du coût, du billet, il suggère à l?Assemblée régionale et à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) de mener une campagne plus agressive dans la région pour attirer les visiteurs sans toutefois négliger le marché européen. «La démarche de la South African Airways (SAA) d?augmenter ses vols à destination de Maurice est fort louable. C?est aux autorités concernées maintenant d?en tirer profit», soutient Willy Auguste, gérant de l?hôtel Mourouk -Ebony.
Maxi André, gérant d?un gîte dans l?île, soutient que la compagnie d?aviation nationale devrait avoir des consultations avec les tours-opérateurs rodriguais car cette mesure ( le billet plus cher) aura de graves répercussions sur le secteur touristique d?autant plus qu?il n?y a qu?Air Mauritius qui dessert cette île.
Il pense que les opérateurs touristiques à Rodrigues auraient dû être consultés par les responsables de ce dossier non pour décider si cette augmentation est justifiée ou pas mais pour «avoir toutes les données dans le but de prévenir, à notre tour, les tours-opérateurs des nouveaux prix pour l?hébergement et d?autres coûts liés aux voyages.»
Reddy Auguste, un autre opérateur touristique rodriguais, a eu la confirmation de ses clients réunionnais qui séjournent actuellement chez lui, de l?impact négatif de la hausse du billet de 15%.
Ces clients choisiront Madagascar comme prochaine destination pour leurs vacances en raison du billet, moins cher entre Réunion et Madagascar que le trajet Réunion-Maurice-Rodrigues-Réunion
Tout comme le Chef Commissaire, Reddy Auguste évoque les fréquentes pannes des avions d?Air Mauritius entre Rodrigues et Maurice. «Nous investissons énormément pour accueillir nos clients à leur arrivée dans un nouvel environnement et pour un service de qualité. Que se passe-t-il quand les horaires sont décalés ? Nous ne perdons pas seulement la face, nous devons aussi assumer des frais tels que le transport pour les arrivées et les repas qui représentent un manque à gagner pour nous les petits opérateurs. At the end of the day, nous perdons beaucoup d?argent sans être remboursés par la compagnie d?avion nationale», insiste-t-il.
La construction d?un nouvel aéroport à Rodrigues n?est pas une urgence, selon lui. Il préfèrerait voir des vols plus réguliers entre Rodrigues et Maurice.
Jean-Pierre Lim Kee, a lui aussi investi dans ce secteur. Il est très critique envers la Commission du Tourisme qui tombe sous la tutelle du Chef commissaire. «La commission aurait dû réunir tous les parties concernées pour revoir notre mode d?opération. Jusqu?ici rien n?a été fait».
Il n?écarte pas la possibilité de regrouper tous les opérateurs touristiques dans l?île pour passer en revue la situation.
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