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Imaaya, cap contemporain
Tenter le pari difficile de ne se consacrer qu?à l?art contemporain. Exposer de «l?invendable» tout autant que de la création. Et offrir avant tout un espace d?expression. C?est là l?aventure de Charlie d?Hotman, l?âme d?Imaaya, galerie d?art contemporain qui a ouvert ses portes vendredi à Pointe-aux-Canonniers. Trois salles aux murs gris et blancs sur environ 80 mètres carrés.
Dedans, pour l?ouverture : les «Dipin» de Gérard Foy vus au Salon de Mai. Les denims brûlés de Rishi Seeruttun, la ronde des chiens de Nirmal Hurry, critique de la classe politique, les tableaux floraux de Mila Gupta?
Des ?uvres pas forcément nouvelles. Des ?uvres qui vous font venir aux nouvelles. «Comme c?est la première fois et comme on ne me prenait pas au sérieux, les artistes n?ont pas vraiment présenté des nouveautés. Et puis, je n?osais pas demander », confie Charlie d?Hotman.
Dans le couloir : de la place pour les bijoux Ravior. Plus loin, un baquet d?eau, avec son robinet de douche et ses perles enfilées pour figurer l?eau. Vu au Salon d?été, signé Françoise Hardy. Aux murs, des photos d?Yves Pitchen.
Avant de tomber sur le New beginnings, tableau à l?ambiance aquatique de Charlie d?Hotman. «Qu?est-ce que vous voyez ?» Nous ne voyons pas. «Je vais vous aider.» Et effectivement se dessinera devant nos yeux, l?ombre du buste de Charlie.
Un nouveau départ qui, «dépendra des ventes», explique la jeune femme, «c?est le début, j?espère que les choses vont partir». Délai pour considérer qu?il faut changer les ?uvres exposées : quatre mois.
Installations vidéo de Nirveda Alleck, bronzes de Mala Chummun côtoient la production en série limitée de Joelle Maestracchi. «C?est une illustratrice qui fait des produits dérivés à partir de son travail», explique Charlie d?Hotman. Le tout décliné en t-shirt, coussins, carnets de croquis. Des objets à but plus «commercial», pour aider au démarrage d?Imaaya. «Au début, j?ai vraiment pris ce que les artistes avaient, et à côté, on travaille sur des concepts plus ?vendables?. Et puis, en venant chercher un t-shirt, on découvre d?autres choses et on est amené à l?art contemporain. On ne sait jamais, il y a peut-être un marché pour cela», espère Charlie d?Hotman.
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