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La MCB joue «away» et atteint son but

17 juillet 2008, 00:00

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«C?est enn gran zaffair sa l?academie là surtout sa finn arriv dan period vacances. Sinon beaucoup zenfans ti pou gagn bate dans lacaz.» C?est ainsi que Yves Paul, travailleur social très engagé, dit son appréciation du coup d?envoi officiel pour la Mauritius Commercial Bank Football Academy (MCBFA) qui a été donné samedi à Saint-Hilaire, un village de 3 500 habitants.

Ayant milité pendant de très longues années avec des Organisations non-gouvernementales pour sortir des familles de la pauvreté. «Beaucoup de parents étaient tristes week-end de voir leurs enfants les yeux rivés sur leurs poste de télé pendant toute une journée sans avoir rien à faire d?autres», témoigne le travailleur social.

Située dans le sud-est de Maurice, cette localité accueille la première école de foot de la MCB. Cette institution financière utilise le sport, plus précisément le football , pour assurer l?intégration sociale des enfants âgés entre 7 et 11 ans.

Cette première MCBFA accueille chaque samedi environ 180 enfants issus des villages suivants : Saint-Hilaire, Saint-Hubert, Riche-en-Eau et Mare-Chicose.

Chaque samedi, ces enfants se retrouvent sur le terrain de foot de Saint-Hilaire pour des séances d?entraînement et des jeux ainsi que pour des animations conçues par des encadreurs qualifiés. Le coaching permet de tisser un lien entre l?encadreur et l?enfant.

Mahendranath Boyjnath, président du village de Mare-Chicose, ne cache pas sa satisfaction devant cette initiative. «Je vais prendre contact avec les responsables de ce projet pour que les enfants du village puissent aussi bénéficier de ces facilités». La MBCFA a le soutien du ministère de la Jeunesse et des sports ainsi que de celui de la Mauritius Football Association (MFA). Ryan Coopama, un des responsables de la communication de la MCB reconnaît que le football n?est pas la solution miracle à tous les maux sociaux, mais il peut sans conteste contribuer au développement de l?enfant et à son insertion sociale. Dans les milieux défavorisés où l?autorité parentale est quasi-inexistante, le football permet de se forger des attitudes positives. «C?est un outil efficace contre l?ignorance, l?intolérance et l?indifférence», dit-il.

L?éducation est un autre volet important du projet. Tous les membres de la MCBFA doivent obligatoirement être scolarisés. Un suivi de leur performance est effectué sur une base permanente grâce à un partenariat avec les institutions que fréquentent les enfants. Un exercice de sensibilisation est mené en parallèle auprès des parents afin de les convaincre de la nécessité de faire scolariser leurs enfants. Un psychologue est également disponible pour accompagner les enfants et les parents qui ont besoin d?aide.

La logique la MCBFA, nous dit Ryan Coopama, un des responsables de communication de cette banque, est simple : «C?est l?environnement qui fait l?enfant. Si un jeune vit et grandit dans un milieu caractérisé par la pauvreté, la désorganisation de la cellule familiale et la violence, ses chances de réussite dans la vie sont nettement réduites». Sans issue de secours, ni soutien, un enfant développe facilement un comportement asocial.

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