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Le passage souterrain de tous les dangers

14 juillet 2008, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Agressions, vols, drogue ou sorcellerie? Beaucoup de piétons qui empruntent le passage sous le pont Colleville Deverell, à Montagne-Ory, l?ont appris à leurs dépens. Aujourd?hui, une psychose a gagné les habitants qui préfèrent traverser la Nationale 1 et enjamber les garde-fous qui séparent les voies opposées. Pas plus tard que le jeudi 26 juin, un homme de 41 ans a été tué par un taxi sur cette voie.

38 élèves de Form IV du Mahatma Gandhi Secondary School (MGSS) de Moka ont choisi de traiter de ce problème dans le cadre du projet Citizens, organisé par le ministère de l?Education. Farouna Jeenathally, enseignante, est responsable du projet.

Le député Suren Dayal, responsable du département des maths dans cet établissement, Asha Ramdewar, la rectrice, Subash Bhikoo, recteur adjoint, Rishi Sowamber et un représentant du conseil de districts de Moka-Flacq, ont accompagné des élèves pour l?exploration des lieux.

«Comme député, je suis au courant des problèmes qui affectent les habitants. Montagne-Ory est divisé en deux parties. Une dizaine de familles vivant de l?autre côté du pont sont les plus touchées. Elles doivent absolument emprunter le passage souterrain ou traverser la Nationale 1 pour rallier l?autre partie du village. On court le risque soit d?être agressé ou d?être renversé par une voiture», explique Suren Dayal.

Dans le cadre de leur projet, les élèves ont également interrogé des habitants. «Ma maman et moi, nous avons peur d?emprunter le passage sous le pont. Nous préférons traverser la route. L?endroit est aussi insalubre», confie Ayesha, élève du MGSS habitant à Montagne-Ory.

Niovani Runghen, une étudiante de Rose-Hill, se plaint surtout du sort des personnes âgées. «Les marches sont en mauvais état et en pente abrupte. Les vieilles personnes risquent de tomber», constate-t-elle.

Aarifa Rummun, qui participe également à ce projet, estime que l?endroit a été transformé en dépotoir. «L?insalubrité du lieu peut être vecteur de maladies», prévient-elle.

Quant à l?étudiante Mubtasheem Peerboccus, elle s?apitoie sur le sort des familles qui n?ont même pas accès à une boutique. «Ces gens sont traumatisés», estime-t-elle.

Pour résoudre les problèmes des habitants, les étudiants proposent, entre autres, la construction d?une passerelle aérienne, l?aménagement d?une galerie couverte avec service de gardiennage sous le pont, l?installation de points de lumière, l?aménagement de deux bretelles sur l?autoroute, une pour sortir et une autre pour entrer dans le village.

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