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Quand Malcolm nous surprend encore

13 juillet 2008, 20:00

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Tout et son contraire. Vous pensiez tout savoir de Malcolm de Chazal. Que nenni. Alors que sa date anniversaire ? le 12 septembre ? approche, deux inédits parus chez l?Harmattan viennent orienter notre regard vers des aspects méconnus du «génie».

Viennent de paraître dans la collection «L?Afrique au c?ur des lettres» : Autobiographie spirituelle et Moïse. Deux textes, assortis, de notices biographiques et bibliographiques, résultat des efforts de Robert Furlong, Christophe Cassiau-Haurie, conservateur de la bibliothèque du centre culturel français et de Jean Pierre Orban.

Mais en quoi ces textes rafraîchissent-ils le corpus existant de de Chazal ? Robert Furlong explique : «Moïse présente une autre facette de Malcolm de Chazal dramaturge. On ne connaissait que Judas, qui a été montée au Plaza et Iésous partiellement. Moïse vient confirmer que dans son théâtre, Malcom de Chazal voulait secouer les idées reçues bibliques, avec une relecture des événements autour de la mort du Christ. D?ailleurs, dans Judas, il n?est pas d?accord avec le fait que c?est un traître. Pour lui Judas est indispensable pour que Jésus accomplisse sa mission».

Il faut savoir que ces pièces ont été sauvées du feu. Chazal lui-même donna une copie à Vinod Appadoo, alors au centre culturel français.

Dans le cas de l?Autobiographie spirituelle, c?est un manuscrit donné par Malcolm de Chazal à Jeanne Gerval Arouff, en novembre 1976, précise Robert Furlong, «en disant que c?était ses réflexions sur sa vie. C?est son dernier texte sur lui-même». Des écrits qui éclairent l?enfance de de Chazal, la période qu?il a vécue à Baton Rouge en Louisiane. Mais aussi sa «fréquentation de l?église swendenborgienne», avant qu?il ne dise qu?il n?y a plus d?église pour lui.

Le biographe, qui explique avoir fait une version «la plus à jour» de la vie de de Chazal est d?avis que la publication de cette autobiographie a été rendue possible, «grâce à la générosité et au courage de Jeanne Gerval Arouff. Il y a tellement de gens qui ont des textes, parce que Malcolm de Chazal était généreux, il donnait quand il aimait bien quelqu?un. Mais soient ces textes sont perdus, soient les gens les gardent en espérant les monnayer plus tard. Ils nous privent d?une dimension de compréhension d?un génie».

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