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La grogne des conseillers
Plus de reconnaissance. C?est ce que souhaite Jamaloodeen Guillaume, conseiller du village du Hochet.
« C?est très injuste de la part du gouvernement de ne pas reconnaître notre contribution dans le développement des villages. Je fais un appel au ministre des Administrations régionales et au Premier ministre pour nous faire justice. »
Mais Jamaloodeen Guillaume, qui a aussi été président du conseil du Hochet, n?est pas le seul dans ce cas. Comme lui, 1 488 conseillers de village réclament le soutien de l?Etat dans l?accomplissement de leurs fonctions. Dans les faits, il y a 124 villages qui sont gérés par une douzaine de conseillers. Ce qui nous donne le nombre de 1 488 conseillers. Et l?un d?eux, sur une base de rotation, représentera son village au Conseil de district.
À ces 124 conseillers de district s?ajoutent les 124 présidents de conseils de village, soit un total de 248 qui reçoivent une allocation de Rs 7 000. Alors que les 1 240 conseillers restants ne recevront aucune allocation. Jamaloodeen Guillaume souhaite donc qu?une allocation entre Rs 2 000 et Rs 4 000 soit octroyée aux conseillers de village. Une demande qu?approuve le leader du parti libéral, Lutchmeeparsad Ramsahok.
Ainsi, un mouvement se dessine avec un rassemblement dimanche prochain à Rose-Belle. « Nous allons aborder plusieurs questions ayant trait au blocage des projets. Il faut redonner à l?administration régionale les pouvoirs nécessaires pour faire avancer ces derniers dans les villes et villages », soutient Lutchmeeparsad Ramsahok. Son mouvement compte présenter un mémorandun aux autorités pour réclamer plus d?autonomie au sein des administrations régionales.
L?ancien maire de Beau-Bassin-Rose-Hill, Deven Nagalingum se montre très critique envers le gouvernement actuel quant au système de ward dans les villages. « Alors qu?ils avaient contesté cette approche initiée par l?ancien gouvernement, aujourd?hui ils l?appliquent d?une manière déguisée », déplore Deven Nagalingum. Liberté et autonomie doivent être les maîtres mots, déclare l?ancien maire des villes s?urs.
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