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Zimbabwe : l'opposition accepte de dialoguer avec le parti de Mugabe

11 juillet 2008, 00:00

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Le mouvement pour le changement démocratique (MDC), principale formation de l?opposition zimbabwéenne, doit bientôt entamer en Afrique du Sud des discussions préliminaires avec la Zanu-PF du président Robert Mugabe pour tenter de sortir de la crise politique, a-t-on appris hier de source proche du parti.

Elles porteront sur l?arrêt des violences qui, selon le MDC, ont fait une centaine de morts dans ses rangs depuis le premier tour de l'élection présidentielle, le 29 mars.

«Notre équipe est en Afrique du Sud, où elle va avoir des entretiens préliminaires avec la Zanu-PF à partir d?aujourd?hui (...) Ce ne sont donc pas de véritables discussions, mais des pourparlers préliminaires sur l?ordre du jour», a-t-on précisé de même source. «C?est sur la base de ces discussions que le MDC décidera d?entamer des négociations en bonne et due forme si nos conditions pour l?arrêt des violences politiques sont remplies.»

L?information a été confirmée de source diplomatique à Pretoria. Le MDC se refusait jusqu?ici à toute discussion avant l?arrêt des violences, que le pouvoir impute à l?opposition, et exigeait la reconnaissance de la victoire de son chef de file, Morgan Tsvangirai, au premier tour de la présidentielle.

Mugabe a été réélu le 27 juin à l?issue d?un scrutin jugé illégitime par la plupart des chancelleries. Le président sortant était seul en lice après le forfait Tsvangirai, qui a préféré renoncer au second tour pour la sécurité de ses électeurs.

Réunis le mois dernier à Charm-el-Cheikh, les chefs d?Etats et de gouvernement de l?Union africaine ont prôné le dialogue et la formation d?un gouvernement d'union nationale.

Les puissances occidentales, emmenées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ancienne puissance de tutelle, se sont en revanche prononcées pour de nouvelles sanctions à l?encontre de Mugabe et de son entourage. Un projet de résolution en ce sens devrait être soumis cette semaine au Conseil de sécurité des Nations unies.

Le président sud-africain Thabo Mbeki a entamé il y a plus d?un an une mission de bons offices qui s?est jusqu?ici révélée vaine, ce qui lui vaut de nombreuses critiques. Le MDC le juge trop conciliant à l?égard de Mugabe et réclame l?élargissement de la médiation.

Jacob Zuma, qui a succédé à Mbeki à la tête de l?ANC, s?est montré beaucoup plus critique et l?implication de sa formation dans les tractations en cours a pu contribuer à renouer le dialogue.

Kgalema Motlanthe, vice-président de la formation, a rencontré mercredi Mugabe à Harare Motlanthe aurait «exprimé son soutien aux positions de la Communauté de développement de l?Afrique australe et de l?Union africaine selon lesquelles le dialogue est le seul moyen de relever les défis du Zimbabwe».

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