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Jacques Silvio, désir d?artisan d?être artiste
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Jacques Silvio, désir d?artisan d?être artiste
On peut tout faire quand on a quatre fois 20 ans. On a vécu. On a eu le temps d?essayer, de se tromper, de rater, de recommencer. Jacques Silvio s?offre, lui, le luxe de débuter.
Et puis pourquoi parler de l?âge quand on a encore les capacités, la lucidité de vouloir créer. Quand, au bout du compte, seule la production compte. L?initiative, celle de partager.
La sienne ? Une balade picturale proposée jusqu?au dimanche 13 juillet à la galerie municipale Malcolm de Chazal à Curepipe. Jacques Silvio expose son coup de pinceau.
Bien sûr, il y a quelques naïvetés dans le trait. Mais il serait mal venu de s?y attarder. Bien sûr, il y a des tâtonnements dans le cru. Mais il serait brutal de trop se questionner.
Car le beau n?est pas véritablement dans ces séries de formes géométriques qui se veulent tribales ou lointainement africaines. Le plaisant n?est pas dans ce mélange déroutant de statues ? nous n?osons pas dire sculptures ? qui partage l?espace somme toute réduit de la galerie municipale de Curepipe.
Non, il est ailleurs. Il est dans la volonté du « bonhomme » de bien faire. De faire quelque chose. De laisser une trace. De continuer à se battre contre le temps inexorable. Il est aussi dans son v?u de passer de l?artisan à l?artiste.
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