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Petits poussins deviendront grands

25 juin 2008, 00:00

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Dans l?arrière-cour d?Islam Oomar à Quatre-Vents, il y a toute l?histoire de sa réussite. Il s?est lancé dans l?élevage de poulets et de cabris il y a deux ans. «J?en avais marre d?être maçon à temps partiel. Je ne fais que travailler occasionnellement et à 34 ans cela m?inquiète. J?ai bien réfléchi et je me suis dit que je pourrais gagner ma vie en me mettant à mon propre compte».

C?est ce qu?il fait. Il est engagé pour de petits boulots sur différents sentiers de construction. Islam s?informe sur l?aide que propose le Trust fund for vulnerable groups à ceux qui veulent se mettre à leur propre compte. Le Trust Fund peut soutenir son projet financièrement. Il décide de contracter un emprunt auprès de l?institution. Prudent, il ne demande que Rs 16 000. Une somme qu?il a rendue deux mois avant l?échéance prévue.

Il achète une trentaine de poussins qui deviendront des pondeuses et une dizaine de cabris. «Son entreprise est un succès», dit Alex Perrine, responsable de la branche rodriguaise du Trust Fund.

Islam ne veut pas dépenser tout l?argent emprunté en nourriture et pour la construction de cageots pour ses animaux. Il utilise les moyens de bord. Avec du bois de la forêt voisine, il construit des enclos. Les cabris sont attachés en pleine nature à des piquets. Ils broutent l?herbe toute la journée.

Il cultive aussi un petit champ de maïs. Il mélange les graines avec des aliments pour poulet. Il économise ainsi sur la nourriture.

Aujourd?hui, son entreprise fait des profits. Il vend les ?ufs dans les petites boutiques avoisinantes. Ses chèvres sont exportées vers Maurice. Il n?en vend pas sur le marché local car les Rodriguais n?en raffolent pas.

Islam a un rêve. Il souhaite agrandir son entreprise, recruter du personnel et acheter davantage de poules pondeuses et de cabris. Il a déjà entamé les démarches pour un autre emprunt. «Je n?ai pas de souci à me faire pour le second emprunt. Je vais même prendre une plus grosse somme. Je sais que ma petite entreprise rapporte», dit Islam Oomar.

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