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Décès de la petite Selvee : Un médecin arrêté
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Décès de la petite Selvee : Un médecin arrêté
Prishla Oree, 25 ans, médecin depuis à peine un an à l?hôpital du Nord, a été arrêtée dans le cadre de l?enquête à propos du décès de la petite Selvee Ghengadoo. Elle a été traduite en cour de Pamplemousses hier sous deux chefs d?accusation provisoires, une de faux et l?autre d?avoir involontairement causé la mort de la fillette. La prévenue est défendue par Me Sanjay Buckory.
Vers 9 h 30, hier matin, le Dr Prishla Oree, accompagnée de son avocat et de ses parents, arrive aux Casernes centrales. Elle entre dans les locaux de la Central Criminal Investigation Deparment (CCID) suivie de son homme de loi. Ses parents restent à l?extérieur. L?air crispé, ces derniers attendront 4 heures avant de revoir leur fille.
C?est en effet vers 13 h 30 que le Dr Prishla Oree quitte les Casernes centrales, sous escorte policière. Direction, le tribunal de Pamplemousses, où la jeune femme comparaît, accusée de faux et d?homicide involontaire. Puis, elle est relâchée sous caution. L?enquête est menée par le surintendant Hemant Jangi, sous la supervision de l?ACP Clifford Parsad, responsable de la CCID. Il nous revient que la jeune femme nie en bloc toutes les accusations dont elle fait l?objet. Elle maintient qu?elle a agi en professionnelle. Son interrogatoire devrait se poursuivre au cours de la journée de demain.
L?affaire date du 10 avril dernier, quand les parents de la petite Selvee Ghengadoo la conduisent à l?hôpital du Nord vers 19 h 30. L?enfant souffre de maux de gorge et a le nez qui coule. Un médecin l?ausculte, lui prescrit du paracétamol, un gargarisme, des gouttes pour le nez et l?autorise à rentrer chez elle. Son diagnostic : infection respiratoire.
Mais à 22 h 50, ses parents la ramènent d?urgence à l?hôpital. Des médecins tentent de venir en aide à l?enfant en grande difficulté, mais il est déjà trop tard. Selvee Ghengadoo a rendu l?âme, à peine trois heures après qu?un médecin l?a vue. L?autopsie, pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, révèle que la mort a été causée par un ?dème aigu du larynx.
<B>Documents falsifiés</B>
Les parents parlent immédiatement d?erreur médicale. Ils se disent persuadés que le personnel médical de l?hôpital du Nord, qui a examiné leur enfant, est responsable de son décès. Ils déclarent que leur enfant était allergique, mais que le médecin qui l?a examinée n?en a pas tenu compte.
Une enquête interne est alors initiée au niveau du ministère de la Santé. Ses conclusions sont des plus troublantes : des documents médicaux ont été falsifiés, dont des cartes du service des urgences (casualty cards). L?affaire est référée à la police et la CCID ouvre une enquête.
Le 6 mai, le ministère de la Santé prend les premières sanctions. Deux médecins sont suspendus de leurs fonctions. Le ministère mène aussi une enquête interne, en parallèle à celle de la police.
Le 13 mai, un troisième médecin, ainsi qu?un Medical Record Officer, sont eux aussi suspendus de leurs fonctions. Le Dr Prishla Oree est le premier médecin arrêté dans cette affaire.
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