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Il purgera trois ans au lieu de six pour le viol de sa belle-fille

12 juin 2008, 00:00

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En 2003, une jeune femme de 16 ans a accusé son beau-père de l?avoir violée à cinq reprises dans son enfance, soit de 9 à 14 ans. Jugé et condamné, Ramesh Chadee, un habitant de Nouvelle-France, a fait appel. Deux des charges retenues contre lui ont ainsi été rayées pour vice de procédure. Mais les trois autres ont été maintenues. Il aura donc à purger trois ans de prison.

Au moment du procès en cour intermédiaire, la victime avait 18 ans. Elle a raconté qu?elle vivait avec sa mère et son beau-père à Nouvelle-France et que lorsqu?elle était seule à la maison avec son beau-père, ce dernier l?a violée en cinq occasions. Ces délits se seraient étalés sur quelques années, alors qu?elle était encore mineure. Mais elle a expliqué n?avoir jamais raconté sa mésaventure car elle n?aurait pas eu le soutien de sa mère et avait peur de son beau-père qui la frappait Ce n?est que quand elle a été admise à la Child Development Unit qu?elle en a parlé.

A l?appel de l?affaire, le représentant du Directeur des poursuites publiques n?a pas soutenu le verdict rendu par la magistrate de la cour intermédiaire sur les deux premières charges de viol parce que l?acte d?accusation présentait des défauts. Il y est, en effet, écrit que l?appelant était poursuivi pour avoir eu des relations sexuelles avec «a female under the age of twelve» (il aurait notamment agressé sexuellement la victime à 9 et 10 ans). Or, ce délit n?est pas connu sous la loi, a souligné l?avocat du parquet. L?appelant avait été condamné à trois ans de prison sous ces charges. Les juges Ah Foon Chui Yew Cheong et Rehana Mungly-Gulbul ont donc renversé ce verdict.

En ce qui concerne les trois autres charges, les juges ont toutefois maintenu la peine de trois ans de prison infligée à Ramesh Chadee. Ils estiment qu?il n?y a pas de délai pour rapporter un cas de viol à la police.

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