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Inondations : versions divergentes de l?Education et de la météo
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Inondations : versions divergentes de l?Education et de la météo
Qui de la météo ou de l?Education dit vrai ? Les travaux du Fact-Finding Committee ont semé le doute, hier, sur la responsabilité des uns et des autres pour ce qui est des inondations meurtrières du 26 mars. Les explications qui ont été fournies par deux officiers du ministère de l?Education ne concordent pas avec la version du directeur-adjoint de la station météorologique, Balraj Dunputh, qui a déposé le 11 avril.
Prakash Ramlagun, Supervising Officer à l?Education, affirme que l?alerte de pluies torrentielles a été émise à 13 heures par la météo. Mais selon Balraj Dunputh, plus de 100 millimètres de pluies avaient été enregistrés à Mon-Loisir-Rouillard depuis 11 heures le 26 mars. Il s?agit là de la condition sine qua non pour émettre l?alerte de pluies torrentielles.
Prakash Ramlagun a également déclaré qu?il était en contact permanent avec la météo depuis 5 h 30 ce matin-là et qu?à aucun moment celle-ci ne lui avait fait part d?une possibilité d?alerte. «Les responsables à la station météorologique n?ont donné aucune indication quant à l?alerte de pluies torrentielles.» Il souligne aussi que le ministre Dharam Gokhool aurait parlé à un représentant de la météo le matin du 26 mars pour avoir un aperçu de la situation. La réponse aurait été «no danger».
<B>«Risque énorme»</B>
Le Supervising Officer a aussi précisé que même si son ministère n?avait pas pris de décision eu égard à la fermeture des écoles le jour des averses meurtrières, «les Zone Directors veillaient au grain». Ces derniers sont quatre et s?occupent chacun d?une région. «Les Zone Directors sont une source d?information précieuse. S?il y a un problème, ils nous informent immédiatement et nous prenons les mesures qui s?imposent. Il y a des écoles qui n?étaient pas à risque tôt mercredi mais à 11 heures, le risque était énorme. It was beyond our control.»
Prakash Ramlagun a ajouté que le Cyclone and Other National Disaster Committee, présidé par Suresh Chandre Seebaluck, chef de la fonction publique, s?est réuni à 13 heures le 26 mars. C?est après cette réunion, vers 14 heures, que l?alerte de pluies torrentielles a été diffusée sur les ondes des radios.
«L?alerte a été émise à 13 heures par la météo mais ce n?est qu?une heure plus tard qu?elle a été diffusée.» Il a aussi expliqué que les écoles sont restées ouvertes après l?alerte «parce qu?il était plus dangereux de laisser partir certains enfants». Mais ceux qui ont décidé de rentrer ont fait face à un sérieux problème de transport. «It was a failure as far as transport was concerned.» Les bus individuels, dit-il, sont les plus à blâmer. «Il y a, par exemple, trois à quatre bus qui desservent le collège d?Etat de Bel-Air. Le jour des inondations, il n?y en avait qu?un.»
Prakash Ramlagun a, d?autre part, fait quelques propositions. Il préconise un comité regroupant la météo, la police, les administrations régionales et la National Development Unit pour agir vite en cas de catastrophes naturelles. Le juge Bushan Domah lui a fait remarquer qu?un système de proximité serait plus efficace qu?un mécanisme centralisé. «Il y a au moins cinq microclimats de Mahébourg à Cap-Malheureux. Chaque région a sa spécificité», a ajouté Ranjit Vaghjee, un des assesseurs.
Le conseiller en matière de communication de Dharam Gokhool, Pradeep Goburdhun, a, lui, affirmé, hier, qu?il avait téléphoné à la station de Vacoas à 4 heures pour connaître les prévisions.
Vendredi prochain, lors de la prochaine session du Fact-Finding Committee, le juge Bushan Domah et ses deux assesseurs, Jacques Rosalie et Ranjit Vaghjee, se rendront à Mon-Goût et à La Nicolière pour une visite des lieux.
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