Publicité

Il prend deux ans et fait appel

11 juin 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Il prend deux ans et fait appel

Il avait été pris la main dans le sac. Hier, Goorooduth Raghawa, 32 ans, alias Uttam, a été condamné à deux ans de prison pour possession de 1 050 comprimés de Subutex, estimés à plus d?un million de roupies. Défendu par Me Ashley Hurhangee, il a fait appel, estimant que la peine est trop sévère. Il a déjà passé plusieurs mois en détention policière.

Goorooduth Raghawa était surveillé de près par l?Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) de Plaine-Verte. Cette brigade avait monté une opération le 25 mars dans le but de l?appréhender. Une équipe s?était rendue à Ste-Croix et deux policiers avaient arrêté le suspect qui marchait le long de la route Royale en direction du foyer Père-Laval.

Les policiers ont immédiatement décliné leur identité et l?ont fouillé. L?exercice avait débouché sur la saisie d?un sac en plastique de couleur noire qui était dissimulé dans les vêtements du suspect et qui contenait 350 comprimés de Subutex.

Un des enquêteurs a déclaré que le suspect avait avoué sur le champ que les comprimés lui appartenaient. Il avait même «imploré le pardon des policiers», mais en vain.

Les officiers de l?ADSU s?étaient ensuite rendus au domicile du suspect à Ste-Croix. Une perquisition avait permis de découvrir et de saisir le double du nombre de comprimés trouvés sur Goorooduth Raghawa. Les 700 Subutex étaient cachés dans une armoire à l?étage de sa maison.

Le suspect était poursuivi sous une accusation de possession illégale de médicaments dangereux, délit sanctionné d?une peine d?emprisonnement maximale de cinq ans et d?une amende ne dépassant pas Rs 100 000.

Dans sa défense, il avait déclaré qu?il avait développé une dépendance aux drogues dures mais qu?il voulait se désintoxiquer. C?est pour cela qu?il «prenait du Subutex acheté avec le produit de la vente de ses deux motocyclettes».

Lors de sa plaidoirie, Me Ashley Hurhangee a demandé à la cour de prendre en considération les aveux et les remords de son client, ainsi que son casier judiciaire vierge et sa situation familiale.

Cependant, ces arguments semblent ne pas avoir apitoyé la magistrate Asha Ramano-Egan. «Si l?accusé n?avait pas été arrêté, a-t-elle dit, le tort causé à la société aurait été conséquent. Une peine carcérale est justifiée. Je condamne donc l?accusé à deux ans de prison.»

Publicité