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Réglementation sur les «snacks» : Les consultations ont débuté
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Réglementation sur les «snacks» : Les consultations ont débuté
«Souvent lorsqu?elle rentre à la maison après avoir mangé toutes sortes de snacks, elle se plaint de maux de ventre ou d?estomac.» Paroles de Jonathan Perrine, père d?une fillette de neuf ans. Lui s?accorde à dire que la vente de certains des «petits gâteaux» dans les cantines scolaires, devrait être interdite. Au ministère de la Santé, les consultations entre les différentes parties concernées ont démarré pour trouver un consensus entre les propositions faites par les techniciens du ministère, nous laisse-t-on entendre. «La réglementation sur les snacks, bonbons et autres fritures est sur la bonne voie.»
La nouvelle réglementation sera comme celle en vigueur ailleurs. Ce, afin de mettre en place le concept de «supportive environment».
Le snack n?est pas mauvais en soi. Il «fait partie des mets quotidiens», nous dit d?emblée Rosida Dookhun, diététicienne. «Le risque est que l?enfant devienne accro et que le snack remplace les repas. S?il mange bien, il n?y a aucun problème.» Seulement, ne pas devenir accro est, poursuit-elle, très difficile. Ces produits étant conçus pour, justement, accrocher le consommateur.
Les parents, insiste la diététicienne, ont un rôle primordial de contrôle. Ils «doivent savoir refuser ces snacks à leurs enfants». Car, selon elle, cette nouvelle réglementation ne servira à rien si tout l?entourage de l?enfant n?est pas concerné. «S?(il) ne l?a pas à l?école et qu?il l?a chez lui autant qu?il veut, la loi ne servira à rien», soutient la diététicienne. La consommation de ces snacks en grande quantité peut, à la longue, entraîner des problèmes cardiovasculaires et métaboliques, nous explique-t-elle.
Avis que partage le président de la Private Medical Practitioners? Association, Isshaq Jowahir. Car, dit-il, l?excès de graisse ou de sucre que contiennent certains de ces «petits gâteaux» peut être néfaste pour l?enfant. Surtout que lorsqu?il en consomme, c?est souvent en grande quantité. «Quand il est devant la télé, il ne mange pas un, mais plusieurs sachets. Cela peut développer chez lui, le diabète ou être cause d?obésité.» Tout comme Rosida Dookhun, il insiste sur le fait que les snacks ne doivent pas remplacer les repas. Car cela peut entraîner «des carences en calcium et en vitamines».
Par ailleurs, il met en garde contre certains colorants utilisés dans la confection de ces snacks, et qui «peuvent être allergènes». Les allergies peuvent être d?ordre respiratoire, intestinal ou cutané.
Du côté de la compagnie Ip Min Wan, importateur d?une marque de snack très connu, on affirme être très «conscients» de la santé du consommateur. Le taux de graisse saturé du produit, nous explique-t-on, a été revu à la baisse pour atteindre le taux légal. De ce fait, sa consommation ne représenterait aucun danger.
Selon Laurent Chan, directeur de la compagnie Pluies d?or, qui produit et exporte des snacks vers Madagascar, la plupart des produits locaux sont faits d?après les règles. «Nous n?utilisons ni de colorant, ni de graisse dans la préparation.» Pour lui, il n?y a pas de doute : ce sont les snacks importés qui sont les plus nocifs. «Regardez un enfant qui mange un snack importé, il a la main toute colorée», argue-t-il. Avant d?insister que «tout ce qui est produit localement est contrôlé».
Chez Tenfa Marketing, importateur et producteur de snacks, on nous assure que tous leurs produits ne contiennent pas plus de 10 % de graisse saturée, comme stipulé par la loi. «Le contrôle est bien strict», nous affirme le directeur de la compagnie, Ah Kwet Wong Ten Yuen. Il avoue ne pas trop comprendre le pourquoi d?une telle loi. Car, selon lui, c?est plutôt «l?éducation de tout le monde qu?il faut faire». Il pense que s?il n?y a pas d?abus, il n?y a pas de risque pour le consommateur. «C?est le trop qui nuit, comme pour n?importe quel autre produit.»
Pour autant, une mesure s?impose. C?est la santé de nos enfants qui est en jeu.
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