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«Allez les? vers !»

24 mai 2008, 00:00

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Rien d?un match de gala international. Rien à voir avec les visites précédentes des PSG, Lyon, Marseille ou Tottenham. Ce n?est pas la faute aux Stéphanois, mais à une ambiance fantôme. Presque.

L?heure du match (16h00) en semaine n?a pas arrangé les choses. Le public n?a pu se déplacer en grand nombre et cela a fait défaut. Cela fait tache de voir cette prestigieuse équipe française, qui vient d?obtenir sa qualification en coupe de l?UEFA, fouler la pelouse curepipienne alors que le stade est vide à plus de trois quarts. Dans l?indifférence.

Quelques badauds parviennent quand même à animer l?avant-match, arrivant avec leurs t-shirts, photos d?équipes et autres calepins pour obtenir la signature de quelques joueurs et de l?entraîneur de l?ASSE à travers la grille. Les verts s?y prêtent volontiers au jeu.

Au coup d?envoi, pas mouche qui bouge. L?ambiance est très bon enfant. Les gradins des troisièmes sont occupés par quelques policiers seulement. Puis un groupe d?une trentaine de supporters arrivent après un quart d?heure avec banderoles, ravanes et trompettes. Ils donnent de la voix et, par ricochet, un peu de vie au stade curepipien.

Les contacts entre joueurs sont violents par moment. Les amis stéphanois cèdent vite à la provoc. Wesley Marquette laisse traîner un pied devant le gardien Viviani qui est touché dans l?action. Parault fait un vilain geste et aurait dû recevoir le rouge comme Marquette. Rien d?amical dans ces échanges-là.

Le temps s?obscurcit après une heure de jeu. La visibilité diminue. Le match a perdu de son intérêt. L?ASSE mène 3-0. Jusqu?à ce corner de la 80e minute, une dernière action à cause de la situation climatique et le but de Bruno Ravina de la tête. Maurice a sauvé l?honneur sur son terrain.

Sur le terrain seulement, car dans les gradins cela fait bien longtemps que les Mauriciens ne savent plus ce que c?est qu?un match de foot. Un vrai. Nous sommes arrivés à une situation où le fruit est rempli de vers. D?où le titre que nous empruntons de cette fameuse blague stéphanoise dans laquelle un grand supporter de la Loire va chaque jour sur la tombe de sa belle-mère et hurle : «Allez les vers !»

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