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Débat «irrationnel sur les OGM

22 mai 2008, 00:00

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L?écologie est un sujet trop important pour «s?étriper» ou laisser place à la caricature politique, a déclaré avant-hier Nicolas Sarkozy, alors que l?Assemblée nationale devait débattre du projet de loi controversé sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM).

«L?écologie et la préservation de l?environnement, c?est trop important pour être laissé aux seules forces politiques qui ont voulu faire de l?écologie une caricature politique», a dit le chef de l?Etat lors d?un discours à Orléans.

En début de matinée, Nicolas Sarkozy avait réuni à l?Elysée les chefs de file de la majorité parlementaire pour un petit déjeuner de travail, afin, selon un participant, de s?assurer que «toutes les dispositions» avaient été prises pour éviter la réédition du «couac» de la semaine dernière. Faute d?une mobilisation suffisante des députés de l?Union pour un mouvement populaire (UMP), l?opposition de gauche avait réussi le 13 mai à faire bloquer le débat sur le projet de loi OGM en faisant voter à une voix près une motion de procédure.

A Orléans, le président a jugé inutile de «s?étriper dans une querelle qui n?a pas lieu d?être», visant à la fois l?opposition qui bataille contre l?adoption de la loi OGM et les états d?âme au sein de la majorité. Venu présenter les «applications pratiques» de l?après Grenelle de l?Environnement à un parterre de chefs d?entreprises et d?associations, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que le texte sur les OGM était équilibré. «Quand on est attaqué des deux côtés» de l?échiquier politique, a-t-il fait valoir, «c?est la preuve d?une forme d?équilibre».

«La question des OGM a pris (...) un tour tout à fait irrationnel et, pour dire les choses, tout à fait déplacé et ridicule. Le Grenelle avait abouti à une position forte d?équilibre», a-t-il insisté. A l?adresse des socialistes, Nicolas Sarkozy a rappelé que la directive européenne transposée dans le cadre du projet de loi débattu à l?Assemblée avait été acceptée en 2001 par le gouvernement de Lionel Jospin. Il a dénoncé «l?attitude d?un certain nombre de forces politiques dans notre pays qui ont accepté la directive» en 2001, puis «qui ont refusé de la transposer».

En réponse aux critiques des écologistes, il a lancé : «Je mets quiconque au défi de démontrer que nous avons fait autre chose que tenir rigoureusement nos engagements.» Nicolas Sarkozy a ainsi souligné qu?avec l?activation de la clause de sauvegarde, le maïs Monsanto 810 «a cessé d?être cultivé sur le territoire français.»

Selon un participant au petit-déjeuner de l?Elysée, le chef de l?Etat a tenu un discours similaire aux chefs de file de la majorité parlementaire, qu?il a exhortés à serrer les rangs.

Il a notamment expliqué que ne pas transposer la directive européenne sur les OGM dans le droit français coûterait à la France 365 000 euros d?amende par jour, a-t-on précisé de même source.

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