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Les propriétaires de campements s?impatientent
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Les propriétaires de campements s?impatientent
Le jugement attendu hier portant sur l?extension du délai pour l?option bail des campements n?est pas venu. Les propriétaires doivent choisir de payer ou de continuer leur bail aux mêmes conditions, avec le risque qu?à l?expiration du bail, celui-ci ne soit pas renouvelé.
Du coup, l?assemblée générale des propriétaires de campements, qui a eu lieu, hier à Réduit, a perdu de son intérêt. Une démobilisation a marqué cette réunion. Quelque 400 personnes étaient présentes, alors que les interrogations n?ont pas manqué.
«Nous sommes pris en otages. Le jeu des affidavits a finalement abouti à un jugement en délibéré hier. Le 23 mai (NdlR : date de l?expiration du délai pour choisir ou non l?option bail), c?est dans quelques jours, et nous ne savons même pas si nous allons avoir un délai supplémentaire. Ainsi, chacun de nos membres, dépendant de ses considérations personnelles, doit prendre sa décision avec leur homme de loi. C?est l?insatisfaction, la déception», soutient un des membres de l?Association of Campement Owners and Users (ACOU), à l?issue de la réunion.
Après avoir déjà, l?an dernier, obtenu un report pour l?option bail, l?ACOU a recherché une autre injonction en cour, il y a deux semaines. Cette association a mis en avant des arguments pour justifier sa requête. Ceux-ci ont été réfutés par le parquet, entraînant une bataille d?affidavits échangés au courant de la semaine dernière. Et à quelques jours de l?expiration du délai, le verdict reste attendu. Les multiples affaires ayant trait aux campements seront entendues le 5 juin.
Cette assemblée générale a mis au jour plusieurs préoccupations des membres. Mais beaucoup sont restés sans réponses vu le flou sur le délai du 23 mai. L?ACOU a voulu quand même être rassurante : «Nous allons continuer le combat envers et contre tout. Même pour ceux qui choisissent l?option. Confiants que nous allons gagner, nous allons exiger des remboursements pour ceux qui vont choisir l?option.»
D?autres ont fait appel hier à la solidarité des membres de l?ACOU sur cette question. Sur les 1 288 membres, quelque 200 avaient quitté l?association, ayant fait part de leur intention de prendre l?option. La démarche de l?ACOU hier était de faire le point avec ses membres sur les litiges entourant, entre autres, le choix sur l?option bail.
Un des arguments principaux des propriétaires, jusqu?ici, est que le bail prend fin en 2020. Ils contestent le fait qu?on leur propose un nouveau contrat 16 ans avant l?expiration du délai, engageant ainsi des gouvernements futurs sur la question. Sans compter qu?ils trouvent les locations et les dépôts exigés par l?Etat «excessifs et discriminatoires». La loi prévoit le paiement d?un dépôt de Rs 2,5 m à Rs 5 m par arpent et une location annuelle de Rs 125 000 à Rs 250 000 en fonction de la zone.
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