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SEHDA : des pressions exercées pour que Vijay Ramgoolam reste
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SEHDA : des pressions exercées pour que Vijay Ramgoolam reste
Le contrat de Vijay Ramgoolam en tant que directeur de la Small Enterprises and Handicraft Development Authority (SEHDA) est arrivé à terme hier. Mais ce fonctionnaire ne veut pas retourner à son poste et demande à être muté de façon permanente à la SEHDA. Face au refus du ministre Rajesh Jeetah de considérer sa requête, des organisations socio-religieuses se seraient mises de la partie et auraient exercé des pressions pour que Rajesh Jeetah revienne sur sa décision.
Vijay Ramgoolam, qui estime qu?on n?a pas encore répondu à sa requête, compte se rendre à son bureau aujourd?hui, malgré le fait qu?officiellement, son contrat a expiré. Ce fonctionnaire affecté au ministère de l?Industrie avait fait une demande de leave without pay il y a deux ans pour lancer et diriger la SEHDA, organisme qui s?occupe de financer, former et encourager la création des petites entreprises. Tout fonctionnaire bénéficie de deux ans de leave without pay et peut, pendant ce temps, prendre un autre emploi sur contrat. Mais une fois les deux ans passés, il doit retourner à son poste.
Or, Vijay Ramgoolam, qui a eu des accrochages avec son ministre de tutelle durant les deux ans qu?il a passés à la tête de la SEHDA, ne l?entend pas de cette oreille. Il estime qu?il peut y avoir dérogation à cette règle de la fonction publique «quand il y va de l?intérêt du pays».
Et puisque Rajesh Jeetah ne semble pas être sensible à l?argument de «l?intérêt du pays», Vijay Ramgoolam aurait utilisé d?autres tactiques, selon une source proche du ministre. Il nous revient, en effet, que des membres d?une organisation socio-religieuse, qui «défend» les intérêts des personnes de la communauté «Rajput» seraient allés à la rencontre du ministre pour lui «mettre la pression».
Interrogé à ce sujet, le principal concerné, Vijay Ramgoolam, confirme : «Oui, ils voulaient d?ailleurs déjà tenir une conférence de presse quand j?avais eu des problèmes dans le passé avec Rajesh Jeetah et je leur ai dit que je ne voulais pas de conférence de presse. Je leur ai dit qu?ils pouvaient cependant aller voir Jeetah s?ils en avaient envie. C?est ce qu?ils ont fait.» Essaient-ils de mettre la pression sur le ministre de l?Industrie ? «Oui », réplique candidement Vijay Ramgoolam, en ajoutant que «même la VOH va rencontrer le Premier ministre à mon sujet».
Les pressions de ce groupe auraient embarrassé le ministre Jeetah. Mais il aurait riposté à sa façon en proposant le nom de l?éventuel remplaçant de Vijay Ramgoolam, un cadre du secteur privé, Rajesh Boodhoo. Contacté, ce dernier concède que «moi aussi j?ai entendu dire que je pourrais avoir le poste. C?est tout ce que je peux dire à ce stade».
Mais Vijay Ramgoolam n?en a cure. Il sera à son bureau à la SEHDA aujourd?hui et ce, malgré le fait que son contrat a officiellement expiré hier. «Ce que je sais c?est que tant que je n?ai pas de réponse à ma deuxième lettre, qui demande que l?on me mute sur une base permanente à la SEHDA et que, en ce faisant, l?on transfère toutes mes conditions d?emploi en tant que fonctionnaire à la SEHDA, j?irai travailler.»
Interrogé sur sa réaction dans l?éventualité qu?il soit remplacé malgré tout, Vijay Ramgoolam réplique : «si dir mwa ale, mo pou ale. Après tout, c?est au gouvernement de décider.» Si ses pressions n?aboutissent pas, il retournera à son poste de Manager industrial cordination au ministère? de l?industrie.
En tant que président de la SEHDA, Vijay Ramgoolam touchait un salaire de base de Rs 47 500. Il demande qu?on y ajoute Rs 25 000 dans l?éventualité qu?il devienne un directeur permanent.
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