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«C?est Pravind Jugnauth qui a bloqué tout rapprochement»
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«C?est Pravind Jugnauth qui a bloqué tout rapprochement»
Paul Bérenger a livré ses états d?âme vis-à-vis du Mouvement socialiste militant (MSM). C?était lors de sa conférence de presse, samedi, à Rose-Hill. «Ti ena e ankor ena enn soue ki nou al ansam dan prosen eleksyon», a-t-il déclaré en réponse à une question de la presse. Il rappelle que depuis six mois, ni dans les meetings, ni dans les conférences de presse, les dirigeants du Mouvement militant mauricien (MMM), n?égratignent le MSM. «Il ne faut pas nous tromper de cible. C?est contre l?Alliance sociale que nous dirigeons nos tirs.» Le leader du MMM explique néanmoins que «c?est le MSM qui systématiquement nous attaque, moi et le MMM. Tant mieux si Pravind Jugnauth a arrêté. C?est d?ailleurs lui-même qui a bloqué tout rapprochement avec le MMM».
Le dialogue avec le MSM est possible seulement si Pravind Jugnauth accepte de revoir sa position sur le poste de Premier ministre : «Mo pena auken problem pu discute. Me tan ki li pou res lor sa pozision la, li pa serye.»
Interrogé sur le fait que Pravind Jugnauth a dit que la question de primeministership est secondaire, Paul Bérenger n?a «aucune indication sérieuse dans ce sens-là. Nous n?allons pas faire comme FUEL et Belle-Vue, avoir des discussions par presse interposée». Lors des rencontres que les dirigeants du MMM ont eues avec Pravind Jugnauth, il y a trois mois, il n?y avait pas de fléchissement du MSM sur cette question.
Il confirme avoir rencontré Madan Dulloo et que le bureau politique de son parti a discuté des relations à entretenir avec ce dernier. Paul Bérenger a été élogieux à l?égard de l?ancien député du MSM, Sekar Naidu, en soutenant qu?il est quelqu?un de «droit et de principes».
La réforme électorale reste un des dossiers importants pour le MMM. Outre le Premier ministre avec lequel il a sollicité un rendez-vous, il compte rencontrer Rama Sithanen séparément, sur la même question.
La délimitation des circonscriptions, que va entreprendre la commission électorale, est un exercice délicat et doit, comme le dossier de la réforme électorale, être «handle with care».
La Constitution prévoit qu?il y ait un même nombre de votants dans chaque circonscription. «Mais le train a déraillé. Il y a des cas où il est deux fois supérieur. C?est très difficile et très délicat mais nous ne pouvons pas continuer à violer allègrement la Constitution. Il faut qu?il y ait des propositions visant à consolider l?unité nationale.»
Paul Bérenger rappelle que la Constitution prévoit que l?Assemblée nationale rejette dans son intégralité le rapport de la Commission électorale ou l?accepte dans son intégralité. Sur trois fois où l?exercice a eu lieu, les élus ont rejeté le rapport en deux fois.
Sur le dossier de l?approvisionnement du riz, en particulier du riz ration, il est d?avis que l?on ne peut plus laisser les décisions relatives à la sécurité alimentaire entre les mains de la State Trading Corporation et du ministre Rajesh Jeetah, qui ont fait preuve «d?incompétence et d?amateurisme». Trois pays africains, le Sénégal, Madagascar, et le Sierra Leone, ont bénéficié de dérogations de l?Inde sur l?exportation de riz. Ce pays a banni l?exportation Il demande au Premier ministre, Navin Ramgoolam, d?intervenir auprès des chefs des gouvernements indien et pakistanais, sur ce dossier.
Autre sujet commenté : la roupie. Il est sans doute trop tôt pour savoir si les événements vont lui donner raison, mais le leader de l?opposition s?inquiète du fait que la roupie commence à déprécier.
Si cette dépréciation s?accentue, le gouvernement «donnera d?une main les recommandations du Pay Research Bureau et la compensation salariale, et les reprendra de l?autre». Le gouverneur de la Banque de Maurice et le ministre des Finances «tirent chacun de leur côté». Ce sont finalement les consommateurs qui paient les frais.
Devant l?impasse des discussions entre Belle-Vue et FUEL, sur la fermeture de Mon-Loisir, Paul Bérenger, pense qu?il serait pertinent d?avoir recours à un arbitrage indépendant. D?autant que ce désaccord «est très mauvais pour l?image du pays, pour l?industrie sucrière, surtout vis-à-vis de l?Union européenne».
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