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Royaume-Uni

Andy Burnham croyait parler à la cheffe de cabinet de Trump

18 août 2026, 16:30

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Andy Burnham croyait parler à la cheffe de cabinet de Trump

À peine un mois après son arrivée à Downing Street, Andy Burnham se retrouve déjà confronté à une délicate affaire de sécurité. Le Premier ministre britannique a échangé avec une personne qui se faisait passer pour Susie Wiles, la cheffe de cabinet de Donald Trump à la Maison-Blanche, avant que des doutes n’apparaissent sur l’identité de son interlocuteur.

Plusieurs médias britanniques ont rapporté le lundi 17 août cet épisode embarrassant pour le nouveau chef du gouvernement. Selon Politico, Andy Burnham aurait envoyé «plusieurs messages» à l’imposteur, persuadé qu’il communiquait directement avec Susie Wiles. Le canal utilisé pour ces échanges n’a pas été précisé. Le contenu des messages reste également inconnu, tout comme la date à laquelle ils ont été envoyés. Andy Burnham aurait toutefois fini par avoir des doutes sur l’identité de la personne avec laquelle il échangeait.

L’incident a été pris suffisamment au sérieux pour dépasser les murs de Downing Street. Selon deux sources anonymes citées par Politico, l’ambassade britannique à Washington a évoqué l’affaire avec la Maison-Blanche. Le gouvernement britannique se refuse pour l’heure à fournir davantage de détails. Downing Street n’a ainsi ni confirmé ni démenti les échanges entre Andy Burnham et l’imposteur. «Nous ne commentons pas les questions liées à la sécurité nationale», a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.

L’affaire survient au tout début du mandat d’Andy Burnham. Celui-ci a succédé à Keir Starmer le 20 juillet et se retrouve ainsi, quelques semaines seulement après son arrivée au pouvoir, confronté à une tentative d’usurpation visant l’entourage direct du président américain.

Le nom de Susie Wiles avait déjà été associé à des problèmes de sécurité. En mai 2025, le Wall Street Journal et la BBC avaient rapporté que la cheffe de cabinet de Donald Trump avait été visée par des tentatives de piratage de son téléphone. Une enquête du FBI avait alors été évoquée.

Le Royaume-Uni avait également été confronté à une affaire similaire en 2024. David Cameron, qui occupait alors le poste de ministre britannique des Affaires étrangères, avait été piégé par une personne se présentant comme l’ancien président ukrainien, Petro Porochenko.

Le Foreign Office avait ensuite rendu publique la vidéo de cet appel afin de prévenir toute tentative de manipulation de la part des auteurs de l’opération, que les autorités britanniques avaient jugés «clairement russes».

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