Publicité

George Mofonkeng apprivoise les côtes !

20 avril 2008, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

George Mofonkeng apprivoise les côtes !

C?est dans une véritable marée orange et un brouhaha pas possible que George Mofonkeng a franchi la ligne d?arrivée devant le Plazza, hier, savourant ainsi, au bout de 42,195 km, la victoire dans le Marathon international Orange après 2:19.47 d?effort.

La victoire est au rendez-vous, mais George Mofonkeng conserve, tout de même, un léger goût d?inachevé. En effet, il la voulait cette victoire, mais ce n?est que le gâteau, la cerise, en l?occurrence les minima (A : 2:15 et B : 2:18) pour les Jeux olympiques de Pékin, il ne l?a pas eue, échouant a un peu moins de deux minutes de cet objectif. Mais sa performance incite, tout de même, au respect, car le Springbok a réussi un impressionnant parcours rendu très difficile avec des nombreuses côtes et un vent qui n?est pas venu simplifier la tâche aux coureurs. George Mofonkeng a fait fi de ces conditions, pourtant jugées très difficiles par de nombreux spécialistes, avalant les côtes sur un rythme effrayant avoisinant les 17 km/h sur certaines portions. Il était plus particulièrement gêné par la cacophonie régnant dans le trafic, qui une fois encore est très difficile à gérer dans notre île pour ce genre d?événement. Un rythme fou auquel son dauphin, l?Ethiopien Bacha D?Tespaye (2:22.36), n?allait pas résister. Et pourtant, il s?est accroché avec une souffrance évidente sur le visage. Mais, le Sud-Africain était définitivement trop fort, hier. A la hauteur du rond-point de Moka, sur le chemin du retour, George Mofonkeng allait donner ce dernier coup de rein qui allait tétaniser Bacha D?Tespaye.

?La course était trop dure pour moi, et plus particulièrement les 23 premiers kilomètres. C?est un parcours pratiquement constitué de côtes et il y avait beaucoup de vent. De plus, j?ai dû faire la course seul durant les 42 kilomètres, car l?Ethiopien se contentait de suivre le rythme que j?imposais sans jamais prendre l?initiative de mener?, raconte George Mofonkeng.

?J?étais venu pour courir en 2:15, mais j?étais trop seul pour pouvoir envisager cette performance ici. C?est un échec pour moi, car j?étais venu pour réaliser les minima pour les Jeux olympiques de Beijing, mais je n?ai pas réussi. Donc, je peux dire adieux aux Jeux, car c?était ma dernière chance de me qualifier pour l?échéance de Pékin. Je suis très déçu par rapport a cela?, ajoute le vainqueur qui précède dans l?ordre Bacha D?Tespaye et le Basotos Tau Hotso (2:23.47).

En féminin, c?est l?Ethiopienne Woudnesh Debelle (2:44.41) qui s?est imposée au bout d?un ultime effort devant la Malgache Clarisse Raboarizay qui ne termine qu?à quatorze secondes en signant un chrono de 2:44.56. Comme pour George Mofonkeng, Woudnesh Debelle et Clarisse Raboarizay passent a moins de trois minutes des minima olympiques (A : 2:37 et B : 2:42).

Peut-être que pour une prochaine édition, faudrait-il songer à un parcours plus roulant, et surtout moins soumis aux caprices du flot de trafic à Maurice, qui coucherait ainsi d?un chrono plus proche des 2:15 afin d?attirer encore plus de spécialistes du marathon a Maurice? Ce qui planterait Maurice sur la carte des marathons internationaux.

A noter que le premier Mauricien de l?épreuve n?est autre que Jean-Luc Vilbrim, déjà médaillé aux Jeux des îles de l?océan Indien l?année dernière, qui a bouclé ce marathon en 2:40.31 pour terminer à la septième place au général.

[email protected]

Publicité