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La croissance pour vaincre la pauvreté

20 avril 2008, 00:00

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La Déclaration de Maurice sur la pauvreté et le développement sera signée cet après-midi au Centre de conférences internationales Swami Vivekananda. Quel que soit son contenu, l?un des acquis fondamentaux de cette conférence est que la croissance économique est la voie indispensable pour faire reculer la pauvreté.

Ce plaidoyer, qui est plus qu?un message, transpire des interventions de Sipho Mseleku, Chief Executive Officer de l?Association of SADC Chambers of Commerce and Industry, de Kabinga J. Pande, ministre des Affaires étrangères, et président du conseil des ministres de la SADC, et de Rama Sithanen, ministre des Finances de la République de Maurice. « Une stratégie qui se veut être efficace dans la lutte contre la pauvreté devrait être en mesure de viser une croissance économique qui tient de la nécessité de sortir les pauvres de leur situation de précarité », a soutenu Kabinga J. Pande.

Mettre la main à la pâte

Pour atteindre ce louable objectif, les gouvernements des pays membres de la SADC doivent mettre la main à la pâte. En investissant massivement dans les infrastructures appelées à jouer un rôle déterminant dans l?amélioration des conditions de vie des pauvres. Mais aussi dans la mise en place de structures pouvant leur permettre de participer activement et positivement à la vie économique du pays. Force est de constater que cette orientation n?est pas le point fort des gouvernements des pays de la région. Et ce n?est pas demain que les actions concrètes vont remplacer les v?ux pieux.

L?Afrique, dans son ensemble et a priori les pays de la région où 40 % des populations vivent avec moins d?un dollar américain par jour, ont besoin de l?aide extérieure pour sortir de l?enfer de la pauvreté. Cette aide viendra certes, mais dans un cadre spécifique. L?Union européenne (UE) par la bouche de Michael Lake, qui représentait le directeur général de la Commission européenne pour le développement, a donné le ton, vendredi, quant à l?approche de l?UE dans ce domaine. Une des conditions attachées à toute proposition d?aide de la part des International Cooperating Partners (ICP) est la pratique de la bonne gouvernance de la part des pays bénéficiaires.

On comprend mieux la raison pour laquelle Michael Lake n?a pas caché son étonnement que « la version initiale du Regional Poverty Reduction Framework n?incluait pas la section sur la bonne gouvernance et la pauvreté ». Il faut situer dans ce même contexte la farouche opposition des ICP au contenu d?un communiqué qui devait être émis hier après-midi.

Au hit-parade des formules et des stratégies pour lutter contre la pauvreté, Maurice propose un partenariat État-secteur privé. La formule a eu le mérite de séduire des organisations non gouvernementales. C'est peut-être un bon signe...

UN ACCORD BILATERAL SIGNE

Une harmonisation des normes phytosanitaires. C?est dans cette optique qu?a été signé hier, en marge de la conférence de la SADC sur la pauvreté, un accord entre le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, et le ministre des Affaires étrangères malgache, Marcel Ranjeva. Cet accord prévoit la promotion de la coopération technique et réglementaire dans le domaine phytosanitaire et autour des problèmes liés à la protection des végétaux.

Cet accord bilatéral, ont expliqué les deux ministres, vise à éradiquer la menace de crise alimentaire.

« Madagascar a des ressources naturelles qui ne demandent qu?à être exploitées, et Maurice dispose d?un savoir-faire intéressant et d?un financement non négligeable. Nous avons signé, aujourd?hui (NdlR : hier), un accord gagnant où les deux pays se retrouvent », a déclaré Marcel Ranjeva à l?issue de la signature.

Arvin Boolell a, pour sa part, rappelé la nécessité des deux pays de conjuguer leurs efforts pour faire de ce projet une réalité. « Nous identifierons une zone agricole spéciale avant de procéder à une étude pour s?assurer que ces terres peuvent produire les commodités que nous consommons », a-t-il avancé. Il a, par ailleurs, expliqué qu?un consortium, comprenant des entrepreneurs locaux, pourrait être mis sur pied pour permettre à tous les acteurs du secteur de profiter pleinement de cet accord. « Il ne faut pas oublier que Madagascar a été pendant longtemps le grenier de la région.

Toutes les conditions sont aujourd?hui réunies pour que le problème de la sécurité alimentaire, qui est une priorité, soit résolu. Et cela grâce à la coopération régionale.»

EN COULISSES

L?anniversaire du roi

Ce n?est pas tous les jours que le pays abrite une conférence internationale à laquelle participent de nombreux chefs d?Etat. Et lorsque c?est le cas, les hôtels qui accueillent ces derniers mettent les petits plats dans les grands pour rendre leur séjour des plus agréables. Pour y arriver, ils enquêtent auprès de l?entourage de ceux-ci pour savoir ce qui leur ferait le plus de plaisir. Celui-ci, un plat préféré. Celui-là, des fruits. Un autre à qui il ne faut surtout pas offrir des fruits de mer. Cela peut donner des surprises comme celle que la direction du Legends, l?hôtel cinq-étoiles du groupe Naïade, a faite à Mswati III, le roi du Swaziland. Ayant appris que celui-ci célébrait son anniversaire le 19 avril, l?hôtel n?a pas raté l?occasion de donner une fête, à la grande joie du roi. L?anniversaire du roi devait être également célébré lors du banquet d?hier soir.

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