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Tentative d?assassinat du petit Seyfoullah : Reconstitution des faits
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Tentative d?assassinat du petit Seyfoullah : Reconstitution des faits
«Kit li mo koup so?». Propos hostiles sans équivoque lancés hier à l?encontre de Sayed Mamode Soobhan à Boulevard Pitot, Vallée-Pitot. L?homme, 36 ans, portant une minerve, à l?air calme. Il ne prête pas attention aux insultes qui fusent de la rue?
Sayed Mamode Soobhan est provisoirement accusé de tentative d?assassinat d?un garçonnet de 7 ans, le fils de sa concubine, dans la soirée du 7 avril. L?enfant serait entre la vie et la mort au service des soins intensifs à l?hôpital Jeetoo à Port-Louis. Il a déjà subi une intervention chirurgicale délicate à la tête.
<B>Ligoté à un poteau</B>
Peu après 10 heures hier matin, Sayed Mamode Soobhan est emmené à bord d?un véhicule de la Criminal Investigation Division (CID) de la Metropolitan Police de la division nord. Il était incarcéré au poste de police de Vallée-Pitot
Menottes aux poignets, il est d?abord conduit à quelque quatre cents mètres de son domicile. Il est calme et ne donne pas l?impression d?être un violent. Il ne répond pas aux insultes que lui lance la dizaine de curieux rassemblés.
Il est ensuite emmené à son domicile pour les besoins de la reconstitution des faits. Pendant environ un quart d?heure, Sayed Mamode Soobhan indique aux enquêteurs tous les lieux de la petite maison en tôle où il aurait agressé son beau-fils.
Cette reconstitution des faits est supervisée par l?assistant surintendant de police Reshard Deelawarally et l?inspecteur Philippe Lactive de la CID de Port-Louis/Nord. Le constable Jean François prend des photos pour le compte de la police tandis que le sergent Raj Bholah dresse un plan des lieux.
Mais dès avant cette reconstitution, la s?ur aînée de Seyfoullah, âgée elle de 10 ans, a aussi été conduite à cette maison de Vallée-Pitot. La fillette a expliqué aux enquêteurs comment, dans la soirée du lundi 7 avril, son beau-père a violemment agressé son petit frère à coups de pied.
Elle a aussi indiqué un poteau contre lequel son frère était ligoté avant d?être brutalisé par le suspect. Cette fillette a été prise en charge par la child development unit du ministère de la Femme.
Le soir du 7 avril, vers 23 heures, le petit Seyfoullah est emmené à l?hôpital dans un état comateux. Sa mère et son beau-père, présents, prétendent qu?il a fait une chute dans la salle de bains.
Mais cette version est vite mise en doute. Le médecin qui examine l?enfant découvre des traces de blessures au corps, des cicatrices et même des brûlures de cigarette sur les testicules. L?on soupçonne un cas de maltraitance d?enfant et la police est saisie de l?affaire.
<B>Aveux du couple</B>
En fin d?après-midi du vendredi 11 avril, le beau-père et la mère du petit garçon sont emmenés dans les locaux de la CID à Abercrombie, Ste.-Croix, pour interrogatoire. Le couple finit par avouer que le petit Seyfoullah est maltraité. La mère est autorisée à rentrer chez elle, mais son compagnon est, lui, maintenu en cellule au poste de police.
L?enquête se poursuit sous la supervision du surintendant de police Roger Noël, responsable de la CID de cette division. Les enquêteurs sont en présence de rapports médicaux de cet enfant brutalisé.
Le suspect Sayed Mamode Soobhan a retenu les services de Me Asgar Goomany, avocat.
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