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La maison-école

18 avril 2008, 00:00

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Une petite école, ou plutôt la petite maison, accueille des écolières pas comme les autres. C?est l?Ecole des techniciennes de maison à Grande-Rivière-Noire qui forme des femmes aux différents métiers qui concernent la maison.

On parle surtout ici d?artisanat, de cuisine, mais aussi de repassage, de buanderie, de service de chambre, de literies. Cette école a été fondée il y a deux ans, mais elle n?avait pas une salle pour les cours. Les élèves étaient tantôt dans le centre de femmes de Rivière-Noire et tantôt dans la salle d??uvres de la paroisse de St-Augustin. Finalement, l?église a mis un local à leur disposition pour les classes.

Christianne Caboche, la directrice et son assistante, Corinne Mayer, et leur équipe ont tout aménagé : une chambre à coucher, des toilettes et une buanderie. Elles apprennent à entretenir une maison. Tout est d?ailleurs comme dans une maison. Les volontaires se relaient pour les différents modules. Il y a le repassage, la cuisine et comment faire un lit. Les élèves apprennent aussi à bien parler et à avoir confiance en soi. L?hygiène de vie est aussi un élément important.

«Nous avons de temps en temps des spécialistes qui animent des causeries sur un sujet à thème. Nous offrons aussi un service d?écoute pour les aider ou les conseiller là où c?est possible», explique Christiane Caboche.

La formation, gratuite, dure normalement trois mois. Les classes débutent à 8 h 30 pour prendre fin dans l?après-midi. L?idée est de permettre aux élèves de trouver du travail dans la région. Les villas de l?Integrated Resort Scheme seront là sous peu. Il y aura donc des vacances. C?est la raison pour laquelle elles apprennent les bases de l?anglais. Il y a aussi les propriétaires de Tamarin et de Rivière-Noire qui sont en quête de gens de maison.

Eloïse Durga a bien compris qu?elle pourra trouver du travail après. «Je ne sais pas ce que je ferai mais c?est sûr qu?avec cette formation, c?est plus facile d?être embauchée », dit la jeune fille qui n?a jamais travaillé.

D?ailleurs, plusieurs anciens élèves ont déjà trouvé du travail chez des particuliers. Et deux d?entre elles ont trouvé du travail sur le littoral dans cette région. Les classes accueillent normalement une quinzaine d?élèves pour mieux les encadrer.

Nouveau départ

Des jeunes filles viennent de Baie-du-Cap, de Tamarin et de Rivière-Noire pour bénéficier de cette formation. Quelques-unes de Quatre-Bornes. La distance ne les décourage pas. D?ailleurs, elles ont toutes une allocation de transport.

Brinda Veilleuse fait le trajet entre Quatre-Bornes et Rivière-Noire tous les jours. Elle aime ce qu?elle fait. Madhvi Itoo aussi veut tout faire pour trouver un travail. «J?espère que j?aurais un emploi sous peu.» L?Ecole des techniciennes de maison à Grande-Rivière-Noire a établi des contacts avec quelques personnes en quête d?employées de maison.

Dans quelques mois, les stagiaires quitteront cette école avec une attestation en poche. Le document fera état des différentes formations suivies. Un nouveau départ dans la vie pour elles.

GIVE & BUY

Vente de vêtements

■ L?école dépend beaucoup de sponsors pour subvenir à ses besoins. Mais il y a aussi des activités qu?elle organise pour avoir des fonds. Elle vend des vêtements de seconde main tous les vendredis à partir de 13 heures dans les locaux de l?école. Ce sont des vêtements obtenus de généreux donateurs qu?elle vend entre Rs 5 à Rs 20.

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