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Sécurité alimentaire : Lalit propose dix mesures

17 avril 2008, 00:00

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«Nou finn vini parski ena enn sitiasion durgens. Ena enn lepok bien difisil pe vini kot ena peniri bann denre de baze», soutient Rajni Lallah, du mouvement Lalit. Ils étaient douze à s?être rendus hier matin au New Government Centre. Pour remettre une lettre ouverte à Rama Sithanen, ministre des Finances, sur le thème de la sécurité alimentaire. Lalit y élabore dix mesures à être promues par le gouvernement.

Lalit dit faire appel au ministre des Finances «afin d?amener des mesures massives de manière urgente pour soutenir le développement et la diversification agricole». Ram Seegobin, un des membres de Lalit, rappelle que le mouvement se penche depuis les années 80s sur la sécurité alimentaire.

Le mouvement soutient que ses cinq mesures principales doivent être prises en simultané. Parmi ces mesures : l?introduction d?une «taxe sur les propriétés sucrières qui refuseraient de mettre de côté une proportion de leurs terres pour la culture vivrière ; ou, alternativement, un réaménagement des champs pour la culture vivrière entre les lignes». Le mouvement Lalit estime aussi que le gouvernement ne devrait pas se tourner vers les produits génétiquement modifiés.

Production de maïs

Les fonds obtenus de l?Union européenne devraient être utilisés pour aider les planteurs regroupés, non pas à planter de la canne, mais à diversifier leurs cultures, préconise Lalit.

Au chapitre du Plan de retraite volontaire, il estime que celui-ci ne devrait plus être appliqué. Et que ceux qui devaient opter pour ce plan se tournent vers la diversification agricole. Autre mesure qu?encourage Lalit : la conversion des usines sucrières fermées en centres modernes de l?agro-industrie, notamment pour la production de maïs.

Le mouvement se dit favorable à un rôle actif de l?université de Maurice pour allier savoir-faire traditionnel et recherche scientifique, l?application d?études déjà menées, l?allocation d?un budget pour la promotion de denrées alimentaires mauriciennes à l?étranger et la mise en place d?une législation afin de soutenir une utilisation optimale des terrains agricoles.

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