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Les uns embellissent d?autres enlaidissent

16 avril 2008, 00:00

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Sur le bas-côté gauche de l?autoroute, de la mauvaise herbe d?une hauteur plutôt impressionnante. Du côté droit, encore de la mauvaise herbe. Et au milieu, toujours de la mauvaise herbe. Mais également des touffes impressionnantes de ce qui, à l?origine, devait être des arbustes bien taillés.

Conséquence ? En quittant le rond-point de Calebasses et en se dirigeant vers Port-Louis, peu avant d?atteindre Riche-Terre, le citoyen lambda au volant de sa petite voiture, plutôt basse sur route il faut l?avouer, voit à peine les véhicules venant en sens inverse. Pour peu qu?un de ces véhicules fassent une sortie de route et se dirige droit sur lui, ce conducteur malchanceux ne verrait rien venir.

Certes, ces plantes, plus ou moins solidement enracinées, peuvent freiner un véhicule. Mais à être trop hautes, elles peuvent, en sus d?être un eyesore, constituer un danger pour les automobilistes.

A qui incombe donc la responsabilité d?entretenir les bas-côtés de l?autoroute ? Si le ministère de l?Environnement, à travers sa Living Environment Unit, s?occupe, dans la plupart des cas, de l?embellissement, c?est à la Road Development Authority (RDA) de prendre en charge l?entretien de ces bas-côtés.

«C?est un travail continu», explique-t-on du côté de l?Environnement, en soulignant que l?embellissement et l?entretien de la plupart des ronds-points sont pris en charge par des sponsors. Ces derniers s?occupent également des bas-côtés dans certaines régions. En général, les entreprises dont le siège se trouve en bordure de l?autoroute, à l?instar de Pad Co. sur l?autoroute du Nord. Le gazon parfaitement tondu et les palmiers alignés les uns à côté des autres témoignent d?un entretien régulier, alors que de l?autre côté de l?autoroute, le gazon demanderait à être tondu et les arbustes taillés.

Qu?en est-il des espaces verts et des berges des rivières ? Dans les villes et villages, la responsabilité incombe aux mairies et conseils de districts, si le terrain appartient aux collectivités locales. S?il s?agit de terres de l?Etat, le ministère de l?Environnement s?en charge. La Living Environment Unit effectue des travaux dans les écoles à la demande du ministère de l?Education. Egalement dans les villes et villages, à la demande des forces vives ou des collectivités locales. Cette unité répond aussi aux demandes des associations socioculturelles pour des travaux d?aménagement paysager là où il y a des rassemblements publics nationaux?

<I>«Certes, dans certains cas, l?entretien fait défaut, mais dans d?autres, c?est le citoyen qui est pris en faute. La preuve a été faite, une fois de plus, après les dernières inondations. Le nombre d?immondices enlevés des rivières est impressionnant.»</I>

Au ministère de l?Environnement, pas de paysagiste en tant que tel mais des «techniciens» avec des années d?«expérience». Travaux de terrassement et arrachage des plantes envahissantes précèdent l?embellissement de l?espace : gazon, plantes, bancs et lampadaires. Petits ponts également dans certaines localités. Comme à La Vanille, Vacoas, et Mon-Goût. «Après un an ou deux, nous faisons une inspection pour voir s?il est nécessaire de faire quelques améliorations ou autre», explique un officier du ministère.

C?est ainsi qu?ils se retrouvent parfois à devoir réhabiliter complètement un site. «Cela dépend des localités.» Si la promenade Roland Armand, à Beau-Bassin, utilisée quotidiennement par les joggers, est très bien entretenue, l?espace vert aménagé à Priest Peak, à Vallée-des-Prêtres, n?a pas résisté aux «hooligans». «A peine un mois après l?installation du kiosque, celui-ci a été démoli par des hooligans. Nous l?avons reconstruit. Ils l?ont cassé à nouveau. Nous avons décidé que nous ne pouvions pas continuer à jeter de l?argent par les fenêtres et avons décidé de ne pas reconstruire le kiosque», explique-t-on du côté du ministère de l?Environnement. Certes, dans certains cas, l?entretien fait défaut, mais dans d?autres, c?est le citoyen qui est pris en faute.

La preuve a été faite, une fois de plus, après les dernières inondations. Le nombre d?immondices enlevés des rivières est impressionnant. Le ministère de l?Environnement est d?ailleurs toujours en train de les draguer. «Normalement nous draguons quatre à cinq rivières par an. Depuis les inondations, nous en avons identifié 25 qui requièrent un dragage. Nous sommes actuellement sur 15 sites.»

Chaque année, un budget est voté pour réaliser quelques projets d?embellissement. Les cordons de la bourse étant quelque peu serrés, aucun gros projet n?est envisagé pour le moment. Ces dernières années, plusieurs parcours de santé ont été aménagés. Le dernier en date étant celui de Camp-Thorel.

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