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Les petits et moyens tour-opérateurs champignonnent

14 avril 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Avec la croissance touristique, le nombre d?opérateurs dans le secteur a grandi. Les tour-opérateurs sont nombreux sur un marché de plus en plus compétitif, surtout chez les petites et moyennes entreprises (PME). Selon les registres de la Tourism Authority (TA), Maurice compte, à ce jour, 267 réceptifs. La grande majorité d?entre eux sont des PMEs.

La politique gouvernementale encourage l?entrepreneuriat. Les procédures pour obtenir des licences ont été simplifiées et sont devenues plus rapides. Des individus ainsi que des entreprises peuvent obtenir un permis en tant que tour-opérateur, de la TA. Un bureau jugé adéquat est nécessaire et des documents standard doivent être soumis afin d?être éligible pour une licence. Une visite des officiers de l?autorité est également déterminante.

Certains réceptifs qui ont débuté de manière très modeste ont, au fil des années, grandi. Il y a huit ans, par exemple, Incentive Travel a commencé ses opérations avec des véhicules sous-loués. Aujourd?hui, l?entreprise a une flotte de 11 véhicules, et compte 38 employés, précise Suraj Ramchurn, son directeur général. Cette entreprise se concentre surtout sur le marché italien.

Pour se démarquer des grandes compagnies, les PME dans le secteur des réceptifs misent sur la spécialisation et les niches. Ainsi Mystic Vacations, créée il y a trois ans, exploite le créneau des touristes indiens. «Notre clientèle principale est la clientèle indienne, affirme Malini Sewocksingh, directrice générale de la compagnie. Cette clientèle est pleine de potentiel. C?est un pays riche qui est en pleine expansion.»

Les techniques de marketing varient, cependant, de pays en pays. En Italie, c?est la participation aux Salons et les voyages réguliers qui assurent une visibilité. «En Inde, nous avons un représentant et je dois, moi-même, m?y rendre», explique Malini Sewocksingh.

Réputation ternie

Les tour-opérateurs proposent également aux clients une variété de services. Ceux-ci commencent dès l?arrivée du touriste à Maurice. Toutefois, ils ne sont pas gratuits.

Parmi les 267 tour-opérateurs de l?île, la guerre des prix se pratique. «Actuellement, il y a beaucoup de tour-opérateurs et ça fait trop pour une petite île comme la nôtre», soutient Suraj Ramchurn, précisant que «ce sont les nouveaux qui cassent les prix». Il est d?avis que de plus en plus de touristes viennent à Maurice mais dépensent moins d?argent. «Ils prennent le bus mais ce n?est pas pour faire du tourisme culturel. C?est seulement pour faire des économies.»

Malini Sewocksingh, estime, quant à elle, que la pratique des prix bas se fait au détriment du service. Car «certains opérateurs (...) ne connaissent même pas les règles de base du travail». Elle explique que la clientèle a des exigences très précises et s?attend à un niveau de service élevé. Lorsque ces attentes ne sont pas satisfaites, la réputation de la destination peut en pâtir.

A ce jour, Mystic Travel n?a toujours pas sa propre flotte de véhicules et fait appel à la sous-traitance. Cette petite entreprise mise sur le service et les nouveaux marchés afin de grandir. Depuis le début de cette année, elle se tourne également vers la clientèle de Dubayy.

Pour les petits réceptifs, plusieurs obstacles sont à surmonter : les partenariats avec les hôtels, la disponibilité de la main-d??uvre saisonnière et la présence sur un marché déjà bien rempli. Une association rassemblant les réceptifs petits et moyens avait été créée en 2006. L?association n?est plus active aujourd?hui.

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