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Gina Jean-Charles en concert
A mesure que le jour du concert approche, la tension monte. La voix de Gina Jean-Charles trahit le tract qui augmente au fil de l?attente d?être enfin sur scène pour son premier concert tout comme Linzy Bacbotte la semaine dernière. Gina Jean-Charles, artiste de 25 ans, chanteuse à l?hôtel depuis sept ans, sera en concert le vendredi 18 avril à 20 heures au Conservatoire François Mitterrand, à Quatre-Bornes.
Pour cette première scène musicale, la chanteuse sera accompagnée d?un orchestre avec Ernest Wiehe au saxophone, Noël Jean au piano, Kersley Peetumbar à la basse, Philippe Thomas à la trompette et Jallil Auckbarally à la batterie. Un concert résolument jazz puisque c?est le registre dans lequel la jeune artiste excelle. Ou du moins est celui qui l?épouse le mieux.
Le contenu de son répertoire pour ce concert d?une durée de 90 minutes comportera des chansons de jazz standard et des titres qui figureront sur le prochain album de la chanteuse. Il sera dans les bacs d?ici juillet. L?équipe d?Ernest Wiehe l?a accompagnée sur cet album. Le saxophoniste qu?on ne présente plus n?a pas voulu s?étendre sur le contenu du concert.
«Qu?est-ce que je pourrais dire d?autre sur le concert ? Si ce n?est qu?il vaut mieux venir apprécier la musique que d?en parler.» Pour assister au concert, les billets sont disponibles sur le Rézo ôtayô au tarif uniforme de Rs 500. Concert orchestré par Green Dot Events en partenariat avec Radio One. La timide Gina Jean-Charles vous y attend, impatiente mais stressée. «J?ai peur que le public ne soit pas réceptif à ce que je fais. J?appréhende aussi de communiquer avec lui puisque je suis timide de nature et je préfère chanter mais je suis impatiente que cela arrive enfin.» Vivement vendredi !
Les voix de l?espérance</B>
?Voices of Hope est le plus beau cadeau jamais offert à tous ceux qui souffrent de dystrophie musculaire à Maurice,» a déclaré le président de la Mauritius Dystrophia Association lors du lancement, mercredi dernier à la municipalité de Quatre-Bornes, du livre de Voices of Hope de Philip Wan. Ce livre n?est pas comme les autres, il est porteur d?un espoir pour tous les garçons qui souffrent de dystrophie musculaire.
Cette maladie qui touche principalement les garçons entraîne une déterioration progressive des muscles du corps, engendrant faiblesse et invalidité musculaires. Les premiers symptômes apparaissent vers l?âge de cinq ans. Ceux atteints de cette maladie ont une espérance de vie très courte.
«C?était en 2006 et j?écoutais Radio One. Finlay Salesse présentait une émission qui parlait de dystrophie musculaire. J?ai tellement été touché par cette émission que j?ai décidé de faire tout mon possible pour aider les enfants qui en souffrent,» déclare Philip Wan. L?émission de Finlay Salesse a marqué Philip Wan à vie. Et depuis il s?investit corps et âme pour venir en aide à tous ces enfants.
« Je n?ai jamais eu la prétention de devenir écrivain. Mais les choses se sont enchaînées et Voices of Hope est né. Ce livre n?est pas un ouvrage technique mais le récit poignant et plein de courage de cinq garçons souffrant de dystrophie et de mamans dont les fils ont succombé à la maladie,» confie l?auteur.
Voices of Hope est en quelque sorte la voix de ceux qui ne peuvent pas et ne peuvent plus se faire entendre. Il est le porte-parole de tous ces enfants qui veulent vivre, être comme les autres, aller à l?école, recevoir une éducation et des soins médicaux... La vente de ce livre aidera ces enfants. Tous les fonds recueillis iront à la Mauritius Dystrophia Association.
<B>Malika Dhurn-Teeluck Femme nature</B>
Pour sa deuxième sortie en solitaire dans l?espace des couleurs, Malika Dhurn-Teeluck poursuit son étude sur la femme et son rapport avec la nature. Après Enchevêtrement d?âmes, en 2004, elle interroge Dame Nature, avec Elles Maurice. Ses travaux seront visibles à partir du mercredi 16 avril, au foyer du théâtre du Plaza à Rose-Hill.
Des femmes en plein air. Des ouvertures vers la nature, des paysages au parfum d?elle. Une île plantée dans le décor. Une inspiration de la matrice. L?insularité composée au féminin. Allégorie d?elle. Nature fragile, femme douce. Mélange sensuel. Accord consensuel. Révélation d?un désir enfoui, qui se révèle dans la nature. Dans cette atmosphère paisible «où l?on se retrouve avec soi-même, en paix, joyeux», dit l?artiste, enseignante au New Educational College de Flacq. Pour Elles Maurice, la plasticienne propose deux formes de son exploration, des peintures sur toile et de gravures. Ses travaux s?inspirent de notre île, de ses paysages.
<B>Combinaison picturale</B>
Et dans ces lieux pittoresques, elle plante des femmes comme des arbres. La fertilité à fleur de peau. Un mariage entre la nature et la dame. «Je prends la musique, la nature et la femme et je combine le tout pour ne faire qu?un,» explique Malika Dhurn- Teeluck. «Auparavant, précise l?artiste, je peignais des paysages imaginaires.» Aujourd?hui, elle compose sur la toile des vues d?ici. Avec le support de couleurs vives, elle veut exposer la vitalité de sa combinaison picturale. Ces ballerines se déclinent dans une certaine mesure comme son autoportrait.
Une autobiographie visuelle, peinte aux couleurs de ses envies. « Je voulais devenir danseuse, une ballerine, mais je suis devenue plasticienne. Maintenant, je mets mes émotions sur mes tableaux. Et les femmes sur la toile sont plus mûres.» Comme pour dire qu?elle aussi elle a mûri, grandi dans la chair et dans sa démarche artistique. Les travaux de Malika Dhurn-Teeluck seront visibles jusqu?au 20 avril.
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