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Agression d?un infirmier : bénéfice du doute accordé à un policier
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Agression d?un infirmier : bénéfice du doute accordé à un policier
L?identification d?un accusé revêt une importance primordiale dans un procès criminel. C?est ce qu?a appris à ses dépens, Joseph Bruno Brasse, un infirmier affecté au centre de santé de Petit- Gabriel, Rodrigues. Il a accusé un policier, Régis Grandcourt, de l?avoir agressé. Mais au tribunal de Rodrigues, il s?est contredit en soutenant que le policier est brun et mince. Alors que ce dernier est de taille moyenne. S?appuyant sur cette mauvaise description, le magistrat Denis Mootoo du tribunal de Rodrigues a accordé le bénéfice du doute au policier. Ce dernier avait plaidé non-coupable.
Lors du procès, l?infirmier Brasse explique qu?en 2004, il était affecté au centre de santé de Petit-Gabriel. Le 14 septembre 2004, après les heures du bureau, il ferme le centre à clef et doit laisser celle-ci au poste de police de la localité. Une fois là-bas, il ne voit pas de policiers au comptoir. Il attend quelques minutes avant de frapper à plusieurs reprises sur le comptoir. Toujours rien.
Mais dans une pièce située juste derrière, il entend des voix. Il s?y rend et voit trois policiers autour d?une table. C?est alors qu?un des policiers l?aurait saisi par la chemise pour lui faire comprendre qu?il n?était pas le bienvenu. Dans la lutte, la chemise se déchire alors que le policier le pousse hors de la pièce. Le policier accusé, lui, explique que cet infirmier aurait créé du désordre dans le poste de police. Il affirme cependant qu?il ne l?a pas agressé.
Lors du procès, l?infirmier dit ne pas se souvenir si le policier l?a saisi par le collet de sa chemise ou par la manche. Sa déposition comporte également des contradictions. Ce qui laisse planer le doute quant à savoir si l?agression a bel et bien eu lieu dans le poste de police.
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