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La mare complètement bouchée

8 avril 2008, 00:00

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Les maisons longeant la mare de Saint-Rémy sont souvent affectées par des inondations. Leurs occupants attribuent cette situation à l?absence d?entretien de ce cours d?eau.

«Des employés du service de malaria, qui s?en occupaient, ne viennent plus depuis quinze ans. Aujourd?hui, la mare est entièrement couverte de brède songe. L?eau ne circule plus librement. De plus, des détritus sont restés bloqués dans la mare», explique Eric Pavillon.

Selon Eric Pavillon, des élus sont venus, mais sont repartis sans rien faire jusqu?à présent. Pourtant, dit-il, ce cauchemar dure depuis quinze ans.

Le mercredi 26 mars, le niveau d?eau est montée rapidement et les maisons des alentours ont été inondées. «Il y avait quatre pieds d?eau dans ma maison. Il y a quinze ans, nous n?avions pas de problème. L?eau circulait facilement», explique Roseline Pavillon.

La famille Pavillon demande aux autorités concernées d?enlever les plantes envahissantes. «On aurait pu utiliser cette mare à d?autres fins, pour un projet d?aquaculture. Depuis une dizaine d?années, des députés de la circonscription, du présent ou de l?ancien gouvernement, ont promis de faire nettoyer la mare, mais jusqu?à présent rien n?a été fait», fulmine Eric Pavillon.

Louisine Pavillon, qui est âgée de 76 ans, s?inquiète pour la santé des enfants. L?accumulation d?eau dans sa cour attire des larves de moustique. «Jusqu?à présent, on n?a pas encore procéder à l?épandage d?insecticides. Il y a de gros risques d?attraper le chikungunya», dit-elle.

Corinne Grenade s?attriste du sort réservé à la mare de son enfance. «Avant l?eau de la mare était limpide. Il y avait des poissons et des anguilles. Des habitants s?y baignaient. Nous étions devenus amis avec des officiers du service de malaria qui nettoyaient la mare», raconte-t-elle. Le jour du déluge, ses meubles, un ordinateur, des vêtements se sont retrouvés sous quatre pieds d?eau. «Ma machine à laver est endommagée. J?ai passé une semaine à faire le nettoyage et à laver le linge sali par la boue», se lamente-t-elle.

Les Grenade ont déjà adressé des pétitions au gouvernement et ont plusieurs fois fait le déplacement à Port-Louis pour faire part de leurs doléances auprès des élus. «Mo dire ministre vinne guette moi. Mo touzour ek mo botte», lance une dame.

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