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Les plantations dévastées
Les eaux ont tout emporté : les légumes, les tuyaux d?irrigation et la terre? Les champs à La Porte-Providence, patelin rattaché à Poste-de-Flacq, sont devenus rocheux, jonchés de profondes cavités et où on ne peut plus planter.
Assis en petits groupes à proximité du terrain de foot, les planteurs sont en plein désarroi. Ils sont dans l?attente d?une visite des députés de la circonscription ou des membres du gouvernement pour discuter ensemble d?une solution. Ils n?ont pas encore entrepris des démarches auprès de la Banque de développement pour se prévaloir de l?emprunt à un faible taux d?intérêt mis à leur disposition par le gouvernement.
La plupart d?entre eux cultivent des légumes : pomme d?amour, patole, piment et concombre sur les berges de la rivière. Ils avaient installé des tuyaux en PVC pour pomper l?eau de la rivière afin d?irriguer les champs. Maintenant, il leur faut recommencer à zéro. Pour beaucoup, leurs plantations sont fichues.
Terrain alternatif?
Suraj Gujadhur, qui s?occupe d?une superficie de deux arpents, estime ses pertes à Rs 150 000. Il aurait souhaité que des membres du gouvernement fassent un constat de la situation. «Si on me propose un terrain alternatif, il ne doit pas se situer dans un endroit éloigné. Actuellement, nos champs sont irrigués avec l?eau de la rivière. Valeur du jour, je ne vois pas d?autres solutions?», confie-t-il.
Baldev Jowrah, 64 ans, n?a jamais été autant affecté par des inondations. «Depuis 20 ans, je cultive des pommes d?amour, des piments et des concombres. Mais c?est la première fois que je perds tout. L?eau a recouvert toutes les surfaces cultivées de plusieurs mètres. Il était impossible de s?y aventurer», raconte-t-il.
Un autre sexagénaire, Ramraj Gujadhur, n?a pas eu le temps de faire la moindre récolte dans son champ. «Tous mes légumes : piments, calebasses et pommes d?amour, ont été emportés. J?ai aussi perdu mes équipements d?irrigation».
Même spectacle de désolation dans le champ de Danandraj Peerthy, qui se trouve sur la berge de la rivière Tamarin, un bras de la rivière de Poste-de-Flacq. L?eau a emporté les concombres prêts pour la consommation et les tuyaux d?irrigation et creusé de profondes cavités dans le sol. «Ma plantation est perdue. J?estime mes pertes à Rs 100 000? ».
La route principale de La Porte-Providence a été gravement endommagée par les pluies torrentielles. Les automobilistes venant de Poste-de-Flacq ont beaucoup de mal à éviter un affaissement de la voie formé à l?entrée du village. Certains préfèrent passer par Hermitage pour entrer dans le patelin.
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