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Une femme parmi les sauveteurs

7 avril 2008, 00:00

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DE nombreux habitants de Mon-Goût ont pris des risques pour sauver la vie de plusieurs personnes en ce mercredi fatidique du 26 mars. Parmi elles, se trouvait une femme, Anjinee Pakeeree, 30ans, qui habite à moins d?une centaine de mètres de la rivière Citron. Elle a fait preuve de bravoure ce jour-là. Elle raconte comment elle s?est retrouvée parmi les sauveteurs.

«Déjà vers 14 heures, quand je suis partie chercher mes enfants à l?école. J?ai remarqué que la rivière était déjà en crue. Les eaux étaient refoulées jusqu?à la route. Sur le chemin du retour, j?ai éprouvé des difficultés pour rentrer chez moi. J?ai dû retourner sur mes pas pour éviter les eaux. Une fois rentrée chez moi (en moins de deux minutes), j?ai vu le déferlement des eaux sur la route Royale. Je suis allée voir cela de plus près et j?ai vu les deux victimes être emportées par les eaux. La femme est passée devant moi sans que je puisse attraper ses mains. Au même moment des véhicules étaient en difficulté: des chauffeurs étaient en danger. J?ai vite couru chez la quincaillerie et, avec l?aide de deux personnes, et au moyen d?une corde, on a commencé alors à faire traverser les gens en difficulté. Plusieurs personnes tombaient à l?eau et je me souviens d?avoir aidé à retirer deux d?entre elles».

Un jour triste

Anjinee a été la seule femme à risquer sa vie. «J?aurais eu des remords si je n?avais pas agi ainsi.»

Originaire du village de Goodlands, elle est venue habiter Mon-Goût, il y a quatre ans. Elle travaille comme laboureur chez un particulier.

Anjinee affirme qu?elle a aidé à chercher les corps des deux victimes et elle a accompagné Laura Paul à l?hôpital. Elle a été une des premières personnes à entendre le médecin dire que la petite n?était plus en vie.

«Le mercredi 19 avril demeure un jour triste pour les habitants. Néanmoins, je demanderai à mes s?urs de Mon-Goût de ne jamais hésiter à aider leur prochain, car n?importe qui aurait pu être une victime des eaux ce jour-là.»

AMITIE :«AGRANDISSEZ LE PONT»

■ A chaque fois qu?il y a de grosses pluies, le village d?Amitié est sous les eaux. Et c?était le cas le mercredi 26 mars dernier. Un des conseillers du village, Krishna Asyrigadoo, suggère l?agrandissement du pont , situé à côté du terrain de football. « Les drains sont trop étroits et quand les eaux arrivent à la hauteur du pont, elles inondent les cours et les maisons ».Le conseiller lance un appel aux habitants pour qu?ils ne jettent pas leurs ordures sur un terrain privé dans la localité. «Nous avons attiré l?attention du conseil des districts pour que le propriétaire soit identifié, mais rien n?a été fait jusqu?ici». Krishna Asyrigadoo lance également un appel aux élus du village pour qu?ils rencontrent les conseillers démocratiquement élus par les villageois. «Nous avons plusieurs suggestions et nous sommes disposés à donner un coup de main pour redresser la situation», souligne-t-il.

BARLOW : LE CANAL ANTOINETTE TROP ETROIT

■ Comme dans beaucoup de villages du Nord, les habitants de Barlow ont connu les affres de telles inondations. Une première dont ils se seraient bien passés. Maisons inondées, parapet défoncé et asphalte laminé. Bref, la désolation...

Néanmoins, comme le souligne Vidawantee Nunkoo dont la maison a été inondée, si on ne peut rien faire contre les forces de la nature, par contre, les autorités doivent quand même tirer des leçons de ce qui s?est passé. Elle suggère que le canal construit à Antoinette (à quelques centaines de mètres de Barlow) soit élargi.

Vidawantee Nunkoo raconte que beaucoup de familles étaient en danger pendant les inondations en tentant de sauver leurs biens ainsi que leurs véhicules.

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