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Buckland accroche son rêve olympique
15h50, c?est l?heure que Dieu a choisie pour Stéphan Buckland. Un 200m en solitaire, sans aucune opposition, et voilà que 20 secondes et des poussières plus tard (20.73), Stéphan Buckland obtenait son ticket pour les Jeux olympiques de Pékin sur le demi-tour de piste.
Une surprise ? A vrai dire, pas vraiment? Une heure et vingt minutes plus tôt, Stéphan Buckland avait déjà annoncé la couleur en infligeant un sacré coup au moral de ses adversaires sur la distance reine. Le chrono n?est pas extraordinaire (10.40), mais sa maîtrise de l?instant à laissé tout le monde sans voix. Une course fluide, une puissance dévastatrice et surtout des sensations retrouvées. Stéphan Buckland retrouve peu à peu de sa superbe?
Critiqué injustement
Dans son coin, il abore un petit sourire qui en dit long. Il le sait, il le sent, le 200m qu?il disputera dans quelque temps est crucial. Il sait qu?il peut aller vite, très vite même. Une confiance et une certitude engendrées par cette folle course sur la distance reine. Mais aucun mot après le 100m, il ne lâche rien. Il a raison, les paroles s?envolent mais les performances restent?
Critiqué injustement, oublié par certaines instances, Stéphan Buckland n?a pas eu la chance de trouver cette sérénité durant sa convalescence qui a suivi cette blessure au dos qui l?a privé d?une saison 2007 qu?il espérait pourtant faste avec les Mondiaux d?Osaka.
Son chemin de croix, il l?aura fait pratiquement seul. Heureusement que son sponsor et son entourage ne l?ont pas abandonné dans ces moments difficiles. Il lâche quelques coups de gueules par-ci et par-là pour crier sa rage devant cette injustice, pour exprimer ce sentiment d?abandon que lui procure son pays. C?était évident que pour lui, ses mises au point n?avaient pour but que d?expurger cette frustration qui le rongeait.
Hier, sur la piste (enfin? du moins ce qu?il en reste) du stade Maryse-Justin, Stéphan Buckland, en fin diplomate, est simplement venu pour faire ce qu?il sait le mieux : courir vite. En vingt petites secondes, il a remis les pendules à l?heure, forçant ainsi ses détracteurs à se cacher dans l?ombre.
Stéphan Buckland se contentera simplement de commenter sa performance brut. Pour lui, ses 20.73, synonyme de minima B pour les JO, est la plus explicite des réponses à ses détracteurs. ?Je suis satisfait d?avoir réalisé les minima B. C?est un énorme coup de pouce au moral. Maintenant, je reste concentré sur mon objectif du moment, c?est-à-dire, atteindre les minima A (NdlR : 20.59). Je vais continuer à bosser pour les avoir?, lâche-t-il, plus déterminé que jamais.
?Je retrouve peu à peu les sensations. Je suis beaucoup plus à l?aise en course qu?il y a un mois, le travail porte ses fruits. Il ne reste plus qu?à voir comment cela évoluera??, ajoute-t-il.
A n?en pas douter, la saison 2008 s?annonce d?ores et déjà alléchante pour le finaliste du demi-tour de piste des derniers Jeux olympiques.
UN MEETING FADE?
Le meeting 2008 n?avait rien de vraiment croustillant à se mettre sous la dent. La star de cette édition, comme lors des prédécentes, est mauricienne. C?est Stéphan Buckland qui a vraiment créer la sensation, plus particulièrement, dans une course estampillée épreuve nationale. Quel paradoxe, n?est-ce pas ? Mais on retiendra tout de même la présence d?Asbel Kiprop, champion du monde junior de cross en 2007 et quatrième sur 1 500m au Mondiaux d?Osaka l?année dernière. Et puis, il y a eu ce couac au niveau du protocole. Il n?y avait pas de médailles pour les athlètes, en récompense un Dodo. Mais comme il n?y en avait pas suffisamment, les athlètes mauriciens ont dû rentre le Dodo une fois descendu du podium. C?est, tout simplement, honteux? Les athlètes ne méritent tout de même pas ça ce genre de traitement.
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