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L?avenir des entreprises exportatrices inquiète la MEXA
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L?avenir des entreprises exportatrices inquiète la MEXA
«Mon mandat sera sans aucun doute marqué par une conjoncture des plus difficiles à laquelle nous aurons tous à faire face.» Ainsi s?est exprimé, hier, le nouveau président de la Mauritius Export Association (MEXA), à l?occasion de la deuxième assemblée générale annuelle de cette institution.
Hier à l?hôtel Le Labouronnais, George Chung, puisque c?est de lui qu?il s?agit, ne se fait aucune illusion quant à l?ampleur des obstacles contre lesquels les entreprises exportatrices (Export Oriented Enterprises) butent en ce moment. Il n?ignore rien des défis qu?il aura à relever en tant que successeur de François de Grivel, le président sortant de la MEXA.
Selon George Chung, la conjoncture qui entrave l?expansion des entreprises exportatrices, ces derniers mois, se situe «à la fois sur le plan extérieur, là où nous vendons nos produits et au sein même de nos entreprises, là où nous les fabriquons».
Les facteurs externes de ralentissement sont, selon le diagnostic du nouveau président, la récession économique aux Etats-Unis, qui s?est propagée aussi de façon insidieuse vers les marchés européens, principalement couverts par les entreprises exportatrices mauriciennes. La baisse du pouvoir d?achat dans ces pays affecte le textile mauricien dont la demande, pour les prochaines saisons, a déjà relativement chuté. Autres facteurs externes démotivants : la hausse du coût des matières premières et la flambée du cours de l?or noir.
Relever plusieurs défis</B>
Comme facteurs internes, George Chung incrimine «les facteurs d?ordre monétaire et financier qui n?ont jamais été aussi défavorables pour nos entreprises exportatrices». L?appréciation de la roupie ne fait pas du tout l?affaire des exportateurs dont, pour certains, la marge bénéficiaire a été emportée à plus de 50 %.
Bien qu?il salue la baisse récente du taux d?intérêt, une des principales doléances des exportateurs, Georges Chung estime cependant que cette baisse «améliore à peine la compétitivité face aux concurrents». Il ajoute qu?avec l?étroite collaboration des autorités compétentes, des entreprises et institutions publiques, et de tous ceux qui peuvent aider à remonter la compétitivité de la nation, plusieurs défis pourront être relevés «à court terme voire dans l?immédiat et à moyen ou long terme pour d?autres».
Il a également souhaité que beaucoup plus d?investissements soient orientés dans la formation, dans les infrastructures routières, le port, l?aéroport, les télécommunications, etc.
Son prédécesseur, François de Grivel, après avoir d?abord fait le point des performances des différents secteurs qui composent la MEXA, a souhaité la diversification des marchés des entreprises exportatrices. Outre les marchés de l?Africa Growth and Opportunity Act, la Southern African Development Community, le Common Market for Eastern and Southern Africa, les entreprises devraient explorer d?autres débouchés. «Les accords bilatéraux avec des pays comme l?Australie, la Nouvelle Zélande, le Japon devraient être recherchés et des missions organisées», a souhaité François de Grivel.
Sur le plan national le président sortant a assuré que la MEXA et la Mauritius Employers Federation oeuvrent pour l?introduction de plus de flexibilité dans les nouvelles législations relatives aux droits du travail. Il a également exprimé ses inquiétudes pour la survie des entreprises manufacturières face à la crise actuelle. «La MEXA est vraiment très anxieuse pour la survie de plusieurs entreprises manufacturières.»
Le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, a rassuré les uns et les autres du soutien sans faille des autorités. «Maurice est connue pour l?excellente collaboration qui existe entre le secteur public et le secteur privé. Un travail collectif créera la condition idéale pour émerger comme une forte nation où notre secteur manufacturier continuera à jouer un rôle fondamental pour le développement socio-économique du pays.»
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