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Désiré Marie avoue avoir tué Martine Mardemootoo

2 avril 2008, 00:00

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Douze coups de couteau en pleine poitrine. Martine Mardemootoo, 38 ans, machiniste dans une usine de confection a succombé à ses multiples blessures en début de soirée, lundi. Désiré Marie, 42 ans, soupçonné du meurtre, s?était enfui à la découverte du cadavre. Il a été arrêté hier matin par la Major Crime Investigation Team (MCIT) et est passé aux aveux.

Le suspect, un maçon habitant Cité-Vallijee, avait épousé la s?ur du premier époux de Martine Mardemootoo. Du premier mariage de cette dernière sont nés trois enfants. Mais l?union ne tient que quelques années. Plus tard, elle a trois autres enfants d?un concubin, un habitant de Cité-Vallijee. Ce ménage ne tient pas non plus et, après un bref retour chez sa mère à Terre-Rouge, Martine va vivre à Pailles, chez Marie Aline Lucrèce Grandjean et ses proches. Martine partage en fait la vie du petit-fils de Lucrèce Grandjean, lequel est actuellement en prison pour deux ans.

Une proche de Lucrèce Grandjean qualifiait hier Martine de jeune femme douce et tranquille. Dans le passé, dit cette proche, Désiré Marie est souvent venu lui rendre visite à Pailles. Martine le présentait comme son beau-frère. Il n?a jamais passé la nuit chez elle. Il s?entendait bien avec la nouvelle famille de Martine, qui trouvait en lui un jeune homme calme, qui n?élevait jamais la voix.

Mais cette ambiance sereine a été bouleversée lundi soir. Quand les policiers arrivent, vers 19 h 30, à l?avenue St Vincent de Paul, à Pailles, ils découvrent Martine dans une mare de sang. Un couteau est toujours planté dans sa poitrine. Lucrèce Grandjean et son époux ont entendu Martine implorer Désiré, peu avant son agression mortelle. Il disait, lui, qu?il avait découvert son manège, et elle lui demandait pardon.

Trois enfants en bas âge étaient à côté du cadavre. Le Dr Satish Boolell, conscient de l?horreur de la situation, fait emmener les enfants ailleurs. A hier, Lucrèce Grandjean était encore sous le choc des événements. Assise devant la petite maison qu?elle partage avec ses enfants et petits-enfants, elle nous dit : «Pa ti pou krwar si sa ti pou arive.»

L?enquête dans cette affaire est menée conjointement par la MCIT et la Criminal Investigation Division de Port-Louis Nord. Désiré Marie a avoué le meurtre peu après son arrestation. Il a révélé qu?il avait pris un couteau lundi, lorsqu?il est allé rendre visite à Martine.

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