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Hips !
<B>Par Corina JULIE</B>
Il y a des gens qui aiment juste boire le vin. Il y en a d?autres qui aiment en parler. On l?avoue, nous avons été atteints nous aussi du virus de l?oenophile.
Depuis quelque temps, nos pages « Les soirées d?expresso » content en photos les dégustations de vin. Le magazine féminin « Essentielle » a son club Femmes et vins. L?École hôtelière offre en avril des cours en « wine tasting ». Quant aux boutiques spécialisées en vin, il y en a de plus en plus. Voilà, nous avons succombé à cette mode qui ne consiste pas uniquement à acheter une bouteille comme ça, mais à aller débusquer l?âme du vin (voir notre dossier).
Mais le vin est insaisissable.
Il ouvre un univers infini. Derrière chaque bouteille, il y a une géographie, une plante, un art de faire. Cette « boisson des dieux » a ses rituels. Sa façon de la déguster, la boire des yeux d?abord pour analyser sa brillance, sa limpidité, sa transparence, l?intensité de sa couleur. La humer ensuite et débusquer les parfums des fleurs, des épices, des fruits frais.
La « mâcher » pour finir et ressentir son onctuosité, son acidité, son tanin. Le vin a aussi sa manière de s?accorder avec les mets pour les complémenter. Il est l?objet de fausses croyances comme celle de mettre une cuillère dans le goulot d?une bouteille de vin pétillant et croire qu?il le restera?Mais le plus important finalement, ce n?est pas de se saouler des grandes thèses. Ce qui compte, c?est l?instant où l?on boit le vin et que cet instant procure de l?émotion, amène le partage, la convivialité.
P.- S. : ce n?est pas une invitation à se saouler la gueule !
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