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Coiffure Tendance

10 mars 2008, 00:00

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A la rue Gladstone à Rose-Hill, son salon aux tons verts et orangés ne se désemplit pas. Rezah Emamdhully a la cote auprès des jeunes autant qu?auprès des moins jeunes. A 32 ans, il a déjà 18 ans de métier ! Et cela fait 14 ans depuis qu?il a monté son propre salon.

Il a débuté très tôt dans le métier à 14 ans seulement, juste après qu?il ait arrêté l?école. C?était après la Form II. «Je me débrouillais pas trop mal à l?école, mais j?étais plus attiré par les métiers.» Les professions qui l?intéressent : tailleur ou coiffeur. Après un «dialogue» avec ses parents, il effectue un essai pendant ses vacances de décembre dans le salon d?un ami de son père. Essai concluant.

Ses parents lui trouvent alors un cours de coiffure d?une durée de six mois à Curepipe. Pendant le cours, il se fait employer dans un salon à Rose-Hill, y travaille six mois, mais doit bouger lorsque le salon ferme sesportes. Ensuite, il débarque à Port-Louis. Y reste trois ans et demi. Le temps d?avoir 18 ans. A partir de là , il fait sans tarder toutes les démarches pour trouver un emplacement. Avec l?aide de ses clients, il trouve un à la rue Gladstone à Rose-Hill. Qu?il baptise Rezah Hairway. Quatorze ans après, il y est toujours. «Le même salon que je trouvais grand à l?époque, me semble petit aujourd?hui», dit-il. C?est pourquoi il compte ouvrir un deuxième salon sous peu. Beaucoup plus grand celui-là. Une étape obligatoire, car avec cinq employés et une clientèle grossissante, il n?y a plus assez d?espace pour travailler. L?emplacement est déjà trouvé. Le terrain acheté. Il sera aussi à Rose-Hill. Le salon sera prêt dans environ un an et demi. «Ce sera un one-stop shop. C?est-à-dire qu?on pourra s?y offrir une nouvelle coiffure, une manicure, une séance de pédicurie, un nettoyage de peau, un mas- sage?mais on pourra aussi y suivre des cours de coiffure et d?esthétique», promet-il, les yeux brillants. «C?est un rêve que j?ai depuis longtemps et qui va enfin se réaliser», explique-t-il.

«Les coiffeurs ne s?entendent pas très bien entre eux. Chacun se croit meilleur que l?autre. C?est dommage. Si on pouvait se regrouper au sein d?une association, tant de choses auraient pu être faites.»

Avoir son propre salon de coiffure à 18 ans. S?il est extrêmement fier de son parcours, il ne s?attribue certes pas tous le mérite. Derrière le succès de chaque homme, il y a la main d?une femme, dit-on. Rezah ne déroge pas à la règle. Derrière son succès à lui, il y a la main d?Azmi, avec qui il est marié depuis neuf ans. Qui a su être là quand tout ne tournait pas rond. Une chose qu?il a apprise, c?est que «quand nous venons de débuter, personne ne nous fait confiance». Tandis que maintenant, on lui donne carte blanche. «C?est cela la différence entre un professionnel et un amateur.» La preuve par un témoignage. Celui de Kushal. C?est en prenant des leçons à Rose-Hill qu?il a connu le salon de Rezah. Depuis, il ne va pas ailleurs. «Pourtant, j?habite à Port-Louis. Je fais le voyage exprès parce que j?aime sa manière de faire. Il vous fait une coupe qui va avec votre personnalité. Tout en étant tendance.»

Tendance. Parce que Rezah se tient toujours au courant. Ne finit jamais d?apprendre. Suit plusieurs cours. Participe à quelques concours. Dont le L?Oréal International Business Forum 2007 qui s?et tenu en octobre de l?année dernière. Il en est le lauréat. Ce prix récompense celui qui connaît le mieux les produits l?Oréal et arrive à en vendre le plus, entre autres critères.

Son métier, il en est convaincu, a un grand avenir. Rezah regrette toutefois que «les coiffeurs ne s?entendent pas très bien entre eux. Chacun se croit meilleur que l?autre. C?est dommage. Si on pouvait se regrouper au sein d?une association, tant de choses auraient pu être faites. Individuellement, on ne peut pas faire grand-chose». Qu?aurait-il voulu faire ? Quelques protestations d?abord. Par rapport aux produits dont les prix augmentent trop souvent. Par rapport aussi au coût de location «énorme». Il est également d?avis qu?il faudrait vérifier les qualifications d?une personne avant de lui laisser ouvrir un salon de coiffure. «Certains baissent les prix, mais le travail est de mauvaise qualité.»

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