Publicité

Cinquante appartements sous le coup d?un ordre de saisie

9 mars 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ce qui devait arriver, est arrivé. Les locataires/propriétaires d?appartements de la National Housing Development Company (NHDC) construits par les Malais à Camp-Levieux, Rose-Hill, ne sont pas une exception à la règle. Un ordre de saisie pèse sur la tête d?une cinquantaine d?entre eux.

Une des premières familles à subir cette procédure n?a pas trouvé mieux que de placer ses effets personnels dans un conteneur situé dans un terrain vague, avec deux de ses enfants. Deux autres enfants ont été confiés à une institution.

« C?est sur une base purement huma-nitaire que nous implorons les politiques, surtout le gouvernement de faire un dernier effort pour trouver une voie de sortie à ces gens », explique Fleuriot Flore, un travailleur social. Il faut savoir que parmi ces personnes, il y a au moins une dizai-ne d?entre elles qui n?ont aucune ressource financière. « Elles vivent dans une misère complète. Je vais soumettre leur cas auprès du Trust Fund for Vulnerable Groups. En revanche, les quarante autres personnes peuvent plus ou moins honorer leur engagement si une formule adaptée est trouvée. Une chose est sûre, si l?ordre de saisie est mis à exécution, c?est un nouveau drame social qui va surgir », poursuit Fleuriot Flore.

Avec l?aide d?un autre travailleur social, Roméo Caliste, Fleuriot Flore frappe à toutes les portes pour qu?une ultime chance soit accordée aux personnes concernées.

Le recours à un encadrement aussi aléatoire, restreint et inadapté qu?est le syndic pour gérer les complexes cons-truits par la NHDC est le principal point noir de cette formule de logement introduite dans les années 90.

En outre, l?absence d?encadrement institutionnel approprié a laissé un vide où toutes sortes de pratiques abusives sont commises. On peut citer, entre autres, le refus de régler ses mensualités au syndic, l?empiétement sur les espaces communs, ou encore les constructions illégales ça et là. Le pire, c?est qu?il n?y a aucune indication que les choses vont s?améliorer.

Publicité