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Hema Kakde sur fond de kathak
30 ans qu?elle pratique le kathak. La passion demeure intacte. Hema Kakde est une passionnée de cette danse classique originaire du Nord de l?Inde.
Hema Kakde a 36 ans. Elle pratique le kathak depuis l?âge de six ans. Celle qui détient une maîtrise en kathak de l?université de Raigadh Gharana Khairagadh, en Inde, son pays d?origine, dispense depuis deux ans des cours de danse au Indira Gandhi Centre for Indian Culture.
Elle enseigne à ses élèves dont les plus jeunes sont âgés de six ans les rudiments de cette danse classique qui rime avec discipline, rigueur, et constance. Un ensemble de caractéristiques indispensables pour saisir toute la portée du kathak. Chaque pas raconte sa part d?histoire. L?expression et les mimes transcrivent l?émotion. Et que le tout soit à la gloire de Dieu.
Récemment, elle et ses élèves ont livré une prestation magistrale au IGCIC. C?était leur première prestation pour cette année. La prof est satisfaite de la performance de ses élèves, même si elle soutient que «some more pratice are needed».
«La danse requiert une parfaite discipline. Les danseurs doivent s?exercer pendant une à deux heures quotidiennement.»
Une rigueur qu?elle applique avant tout à elle-même et veut transmettre à ses 300 élèves. Mais comme l?avoue Hema Kakde «tous ces élèves ne prennent pas cette danse avec le sérieux qui lui est dû. A six ans je savais déjà que pour devenir une grande danseuse de kathak, il me fallait faire des sacrifices. La danse est toute ma vie.»
Sur scène, le kathak la transforme. Sa nature timide n?est plus. Elle évolue en véritable dramaturge. Ses expressions de joie, de peine, d?inquiétude, d?effroi, se lisent sur son visage et dans ses gestes précis et gracieux. Elle mime aussi bien la villageoise qui s?en va puiser l?eau à la rivière, que celle qui essore ses vêtements avant de les mettre à sécher. Puis elle se transforme en guerrière avec un regard cruel.
Pendant une heure le kathak a été sacré roi. Le tintement des grelots, le son du tabla et la mélodie de la flûte ont envahi l?espace et l?esprit. Et à chaque fois que la musique s?arrête, que le kathak n?est plus, Hema Kakde quitte la scène la main droite posée sur le front?
Inquiète, stressée mais au final soulagée? Hema Kakde a monté toute la chorégraphie de ce spectacle. En dehors de la scène, elle redevient la femme réservée mais toujours passionnée de kathak.
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