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Manupan : les acquéreurs exemptés de taxes

7 mars 2008, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Elles en étaient à leur quatrième jour de grève hier. Ces ouvrières protestent contre leur licenciement de l?usine Manupan à Plaine-Lauzun. Et dans la soirée, un dénouement. L?Etat consent à accorder des exemptions à hauteur de Rs 4 millions aux acquéreurs de l?usine en termes de Land Transfer Tax et de Registration Duty. Mais à une condition : qu?ils conservent l?emploi et le temps de service des 297 employés de l?usine.

C?est ce qu?a déclaré à l?express, hier, Vasant Bunwaree, ministre du Travail et des Relations industrielles. Les négociations sont en cours pour que la Banque de développement de Maurice rachète le bâtiment de Manupan pour le louer à ce groupe d?acquéreurs composé d?investisseurs connus notamment François De Grivel et des partenaires de Café Coton. Cette opération a pour but de diminuer les dettes de Manupan auprès d?une institution bancaire.

Entreprise Mauritius participe également pour sauvegarder l?emploi des ouvrières, a confirmé hier son président Amedée Darga.

Le ministre Bunwaree a déclaré que l?Etat ne compte pas devenir actionnaire dans ce deal. Le groupe d?investisseurs négocie de son côté pour rembourser les dettes de l?usine auprès d?une autre banque.

Le receiver-manager de Manupan est en présence de quatre offres mais aucune ne fait mention d?une reprise des employés avec leur temps de service. «Si une réunion est convoquée pour le rachat de Manupan, je crois que je devrais être le premier à être mis au courant. C?est moi qui devrais signer l?acte de rachat car j?ai été nommé receiver-manager», lâche Raj Gangoosirdar

A Port-Louis devant l?hôtel du gouvernement, hier, les 297 ouvrières attendaient pour être fixées sur leur sort. Munies des pancartes, elles ont bravé le soleil de plomb de la capitale entre 11 h 45 et 13 heures pour attirer l?attention sur leur drame. « C?est parce que j?ai des dettes à rembourser et je dois rouler ma cuisine que je suis venue ici», lâche Hemantee de Bel-Air. «Ce n?est pas facile de venir manifester tous les jours comme ça. Je dois payer le transport et confier mon bébé à une garderie qui me coûte Rs 1 000 par mois. J?ai une fille qui est en quatrième et des dettes à rembourser», confie sa collègue de Vallée-Pitot qui compte 20 ans de service au sein de l?entreprise...

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