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Le Public Accounts Committee dénonce dépenses et gaspillages
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Le Public Accounts Committee dénonce dépenses et gaspillages
■ <B> SERVICES PUBLICS Tout-à-l?égout à Grand-Baie</B>
Le PAC blâme la Wastewater Management Authority (WMA) pour sa gestion du projet de tout-à-l?égout de Grand-Baie. Il y a eu des dépenses additionnelles de Rs 32 millions pour un contrat initial de Rs 218 millions. Ces coûts supplémentaires sont dus à plusieurs retards. Mais la WMA a expliqué que c?était à cause des travaux additionnels, essentiels, mais identifiés seulement lors de la mise en chantier du projet.
Le PAC dit ne pas comprendre comment ces travaux «essentiels» n?ont pas pu être identifiés dans la phase précédant l?allocation du contrat. De plus, un entrepreneur a été payé Rs 1,8 million pour du «testing and commissioning», alors que cette deuxième tâche n?a pas été effectuée. Ce projet avait aussi fait tiquer le directeur de l?Audit. Celui-ci n?avait pas trouvé sur le site des articles pour lesquels des paiements avaient quand même été effectués. La WMA n?a pas contrôlé la sous-traitance des travaux.
De plus, les équipements sont restés sans utilisation pour deux ans. Le PAC a fait de longs commentaires à ce sujet, relevant plusieurs anomalies. Il estime donc que les «irrégularités» sont inacceptables.
Les travaux ont débuté en mars 2002 et se sont achevés en mars 2004. Le système a été opérationnel en juillet 2005.
■ <B>BUREAU DU PM Rénovation de l?Assemblée nationale</B>
Première anomalie : un contrat alloué en 1999 démarre en février 2002. Une fois le travail commencé, on découvre que les bardeaux en bois sont délabrés. Du coup, un nouveau contrat est alloué au même entrepreneur. Le PAC pense qu?il aurait dû y avoir une évaluation complète de l?étendue des travaux en amont, ce qui aurait évité des dépenses additionnelles.
Mais, le pire c?est que les fonctionnaires du ministère des Infrastructures publiques jugent qu?ils n?ont pas l?expertise pour faire une évaluation du travail de rénovation. C?est un aveu d?amateurisme, estiment les membres du PAC.
Deuxième anomalie : les travaux d?étanchéité. Non seulement ils ont tardé (fin des travaux en février 2004) mais un an et demi après, le bâtiment coule, malgré les Rs 4 millions dépensées.
<B>Paiements supplémentaires à la police </B>
Il y a un surplus de paiement de Rs 616 632 à 40 policiers, alors qu?ils étaient en permission non-autorisée. Ces policiers ont été appelés à retourner au travail ou à rembourser la somme due. Mais aucune sanction n?a été prise quand ils ne l?ont pas fait. Rs 2 millions ont été proposées en prêt pour 22 policiers pour l?achat de mobylettes, mais aucun document prouvant que ces achats ont bien eu lieu n?a été fourni. Treize d?entre eux ont quitté la police, mais il n?y a pas eu de tentative pour récupérer l?argent.
■ <B>LOGEMENT Elimination des camps sucriers </B>
Pour ces treize dernières années, Rs 190 millions ont été déboursées pour le projet d?élimination des camps sucriers. Le PAC estime que le ministère n?a pas exercé de contrôle sur la Mauritius Sugar Authority qui l?a appliqué. De plus, il a pris un retard de cinq ans. Le PAC critique le ministère pour n?avoir pas assumé ses responsabilités de supervision.
■ <B>SANTE Médicaments à Rodrigues</B>
Le PAC a été interpellé par le fait que les médicaments qui devaient expirer un mois plus tard ont été envoyés à Rodrigues.
<B>Pannes du lithotripteur</B>
Le lithotripteur, qui a coûté Rs 6 650 000, est tombé en panne 43 fois dans la même année. Le PAC note aussi qu?il y a contradiction entre la réponse donnée au Parlement relative au coût et au modèle et la réalité. Il demande qu?un comité soit institué pour enquêter sur cette affaire.
<B>Construction de l?hôpital Jeetoo</B>
Le retard dans la construction de l?hôpital Jeetoo, aussi relevé par le directeur de l?Audit, revient sous la plume du PAC. L?accord pour le prêt avec la Banque africaine de développement a été signé en 2002 et, six ans après, aucune construction n?a commencé.
■ <B> EDUCATION Les prestataires de services en question</B>
Le PAC a souhaité savoir pourquoi un prestataire a eu la responsabilité d?assurer la sécurité dans 210 écoles primaires bien qu?il y ait des rapports défavorables et des plaintes contre lui. Il en est de même pour celui qui a obtenu le contrat de nettoyage. Plusieurs plaintes ont été reçues contre ce prestataire de services.
■ <B>TOURISME La MTPA mise en cause </B>
Le PAC n?est pas satisfait du contrôle des dépenses dans les bureaux à l?étranger de la Mauritius Tourism Promotion Authority. Il suggère un auditeur interne dans ces représentations. D?autant que le bureau d?ici n?arrive pas toujours à retracer les dépenses.
■ <B> RODRIGUES Paiement pour la dalle </B>
Le PAC a noté plusieurs irrégularités relatives à l?argent offert aux Rodriguais pour couler leur dalle. Cela est dû au fait qu?il n?y a pas de mécanisme de suivi comme à Maurice.
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