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Des spécialistes et médecins demandent des examens pour les futurs docteurs

5 mars 2008, 00:00

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Une autre voix s?élève pour réclamer des examens d?uniformisation avant de pouvoir exercer comme médecin. Il s?agit du président de la General Medical and Dental Officers Association, le Dr Seetana Ragavoodoo. Il a eu une réunion avec le Medical Council pour faire le point sur cette polémique au sujet du niveau de formation des médecins, surtout ceux de l?Europe de l?Est.

Le président de l?ordre des médecins, Rajendra Goordoyal, a, il y a deux semaines, demandé que les aspirants médecins passent des examens avant d?avoir le droit d?exercer, comme c?est le cas dans d?autres pays, dont l?Inde.

«Il ne faut pas qu?on se leurre. Certains de ces étudiants, nous l?avons constaté, ont des manquements sérieux qui peuvent s?avérer dangereux pour le patient. Il faut que la profession, de même que tous les autres partenaires, puissent prendre conscience de ces lacunes. La sonnette d?alarme a été tirée et, malgré tout, il y a une résistance», soutient Seetana Ragavoodoo, dont l?association regroupe aussi les spécialistes des hôpitaux.

Il précise que lors d?une réunion avec le ministère de la Santé, «nous avons compris que, sur le principe, la question est acceptée par les autorités mais qu?il reste à définir les modalités». Seetana Ragavoodooo ajoute néanmoins que cet examen doit s?appliquer à tous les étudiants, qu?ils reviennent des pays européens, d?Asie, de l?Europe de l?Est ou de l?Inde.

<B>«Un bouledogue avec des dents»</B>

Mais le ministère de la Santé s?abstient de tout commentaire, préférant attendre les conclusions du vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, qui préside un comité sur la question des qualifications des spécialistes.

Un des moyens pour contourner le problème entre-temps est de permettre à l?ordre des médecins de refuser des requêtes d?inscription s?il a des doutes sur la formation du médecin. Jusqu?ici, l?ordre ne peut refuser une inscription.

Ce qui amène le nouveau président de la Private Medical Practitioners Association (PMPA), le Dr Isshack Jowahir, à déclarer que «c?est là d?ailleurs que le bât blesse. Il y a une instance régulatrice qui ne peut même pas refuser une inscription. Nous voulons que ce soit un bouledogue avec des dents. Nous avons demandé à maintes reprises un amendement à la loi dans ce sens. L?ordre des médecins compte maintenant sur les consultants des hôpitaux pour pouvoir faire des rapports défavorables sur les stagiaires s?il constate que le niveau n?est pas aux normes requises. Ce n?est pas sérieux».

D?ailleurs, vendredi encore, lors de leur assemblée générale, les médecins privés ont maintenu la pression. Le Dr Isshack Jowahir s?est demandé si Rajendra Goordoyal va démissionner si le gouvernement n?accepte pas cette proposition d?examens. D?autant qu?il a été très loin dans ses propos, en alléguant que ces médecins n?ont même pas acquis les notions de base pendant leur formation. Le diplôme de huit spécialistes venant des pays de l?Est fait l?objet d?une enquête de l?ordre des médecins.

Lors de cette assemblée, le Dr Isshack Jowahir a été élu président de la PMPA pour la quatrième fois. Les questions d?enregistrement de diplômes, les formations qui ne respectent pas les normes, les examens ont été discutés vendredi.

Mais sur ce dernier point, le président des médecins généralistes, le Dr Vasant Gujadhur, est plus nuancé. «Je pense qu?il y a une confusion qu?il faudrait éclaircir. Nous offrons dans un premier temps une Provisonal Registration. Puis, une fois l?internat de deux ans terminé, nous accordons une inscription définitive. Ainsi, si pendant l?internat, le consultant de l?hôpital estime qu?il y a lieu pour l?aspirant médecin de refaire son année d?internat, il le préconise. Nous avons démarré, il y a peu, l?internat de deux ans en élaborant un programme bien structuré. Attendons de voir si, à la lumière de l?expérience que nous aurons, ces examens sont nécessaires.»

Le Dr Gujadhur rappelle que pendant trois ans, de 1999 à 2001, la loi sur le Medical Council prévoyait une clause pour les examens. Mais ni le ministère ni les membres de la profession n?ont essayé de mettre en place les modalités pour ces tests.

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