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Sept ans de prison pour avoir tué son demi-frère

4 mars 2008, 00:00

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Son père a toujours clamé son innocence mais la justice l?a trouvé coupable d?homicide involontaire. Eddie Chenny, 43 ans, a été condamné à sept années de prison pour avoir provoqué la mort de son demi-frère, Ludovic en février 2005. La sentence a été prononcée lundi en Cour intermédiaire par le magistrat Jane Lau Luk Poon après que l?accusé a plaidé coupable.

Ce drame familial remonte au dimanche 20 février 2005. Eddie, artisan chez un fabriquant de maquettes de bateaux, avait déjeuné chez son frère cadet Ludovic à Vacoas. En l?absence de ce dernier, il avait partagé quelques verres de whisky avec son père. Mais avant de s?en aller, il a insisté pour que Ludovic et sa famille l?accompagnent chez lui à Camp-Caval, à Curepipe, pour continuer la fête. C?est ainsi que la victime, accompagnée de son père Noël Simon et d?un de ses neveux, s?était rendue au domicile d?Eddie.

Mais les demi-frères qui, selon Noël Simon, étaient très proches, se sont disputés ce jour-là «pour une histoire banale». Ludovic aurait ôté son t-shirt pour que Didier, le fils d?Eddie, âgé de 13 ans, lui masse le cou. Mais cette démarche de l?adolescent n?avait pas plu à son père.

Les deux frères se sont alors lancé des insultes et peu de temps après, en sont venus aux mains, sans que leur père ne puisse leur faire entendre raison. Le sexagénaire, qui dit n?avait jamais vu ses fils se bagarrer avant cet incident, allait être le témoin d?une scène atroce.

Eddie se serait en effet acharné sur son cadet, un couteau de cuisine à la main, alors que ce dernier quittait la pièce où ils avaient bu pour rentrer chez lui. Mais quelques minutes plus tard, Noël Simon devait découvrir Ludovic gisant inconscient sur le sol, son sang se répandant autour de lui. Eddie venait d?être poignardé par Ludovic.

Le blessé, qui avait été transporté d?urgence à l?hôpital Victoria, à Candos, avait rendu l?âme en cours de route. L?autopsie, pratiquée par le Dr Satish Bolell, Chief Police Medical Officer, avait attribué le décès à une exsanguination. Le médecin légiste avait aussi décelé une blessure aux organes génitaux.

N. K.</B>

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