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Mari et femme coupables de violence domestique
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Mari et femme coupables de violence domestique
Ils sont mariés et ont porté plainte l?un contre l?autre pour coups et blessures. L?époux et l?épouse ont tous deux étés jugés coupables lors de deux procès distincts.
C?est en ce début d?année que le verdict contre Ranjeeta Persunoo a été rendu. Son époux avait porté plainte contre elle pour coups et blessures en mars 2006. La magistrate Sheila Bonomally a rendu ce jugement en cour de Mahébourg.
Les faits remontent au 2 mars 2006. Vishwamintarlall Persunoo, l?époux de Ranjeeta est avec elle, à leur domicile. Les deux sont allongés dans leur lit. L?époux raconte qu?il était environ 22 heures, lorsqu?une dispute éclate. Violente, elle dégénère vite. Vishwamintarlall Persunoo allègue que son épouse l?aurait alors agressé.
Il aurait reçu une claque en plein visage. Il allègue de plus que Ranjeeta l?aurait aussi injurié et aurait déchiré le t-shirt qu?il portait ce soir-là. L?époux n?aurait pas été blessé lors de cette altercation. Il ne s?est donc pas rendu à l?hôpital. Toutefois, il s?est rendu au poste de police, afin de porter plainte contre son épouse.
Ce n?est pas la première fois que ce couple se retrouve au tribunal. En effet, Vishwamintarlall a déjà été jugé coupable pour une affaire similaire. Une charge de coups et blessures avait été retenue contre lui dans le passé. Son épouse a fait les frais de ces coups. Ce n?est toutefois qu?après avoir elle-même commis ce même délit qu?elle quittera le toit conjugal. C?est en tout cas ce qu?allègue Vishwamintarlall dans sa déposition, et dans sa version, qu?il est venu défendre en cour.
Dans son jugement, la magistrate Sheila Bonomally a fait ressortir le fait que le 6 mars, les deux époux auraient tous deux été violents l?un envers l?autre. Vishwamintarlall est toutefois le seul à avoir porté plainte. Son épouse a pour sa part choisi de ne plus revenir chez eux. En cour, elle n?a pas souhaité faire entendre sa voix, préférant que la cour se base uniquement sur sa déposition, dans laquelle elle nie les faits. Ce choix joue certainement en sa défaveur lors du procès, comme le fait ressortir la magistrate.
Le silence de Ranjeeta Persunoo et le fait qu?elle n?ait contesté aucun des arguments avancés par son époux en cour, ont transformé ces arguments. Comme le souligne la magistrate, le silence a sans doute transformé une vérité «imparfaite» «en vérité «parfaite».
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