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Les opérateurs de vans scolaires veulent une allocation

23 février 2008, 00:00

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Avoir «une part du gâteau» de l?allocation accordée aux opérateurs pour le transport en commun gratuit des élèves, bénéficier de la détaxe des véhicules dont profitent déjà les chauffeurs de taxis : ce sont les revendications qui remontent à la surface chez les opérateurs de vans scolaires privés, confrontés à l?annonce de la stricte application de l?article 44 du Road Traffic Regulations.

La National Transport Authority (NTA) a en effet annoncé mercredi qu?elle entendait rendre obligatoire la présence d?un aide chauffeur à plein temps dans chaque véhicule transportant des élèves. Les opérateurs privés se sont, quant à eux, réunis hier au centre Marie Reine de la Paix pour réagir.

Leur position est nette : «Nous n?avons pas les moyens d?embaucher un aide», martèle Luchmeeparsadsing Ramsahok, négociateur de la Contract Vehicles Proprietor Organisation, qui précise qu?il est «pour le principe de sécurité» que la NTA met en avant pour justifier l?application de la mesure.

Mais ce qui dérange la quarantaine d?opérateurs de vans scolaires présents, c?est que la NTA, en voulant les contraindre à employer et à rémunérer un assistant, est venue «remuer le couteau dans la plaie», pour reprendre les propos de Nazir Junggee, président du comité Van lecole, alors qu?ils ont déjà de la peine à joindre les deux bouts avec tous leurs frais annexes. Pour payer un aide, il leur faudrait donc une subvention, justifiée selon eux.

«Discrimination»

«Nous transportons des membres du public. Il s?agit aussi d?élèves. Il est logique que si le gouvernement veut absolument nous obliger à engager quelqu?un, qu?il nous accorde une subvention de Rs 150 à Rs 200 par jour, ce qui n?est même pas le dixième de ce qu?il donne aux compagnies de transport en commun.»

Luchmeeparsadsing Ramsahok a déclaré avoir écrit au ministère des Transports et au commissariat de la NTA pour qu?une rencontre permettant une saine négociation soit décidée. Il a aussi entré une action en Cour suprême pour protester contre «la discrimination» dont font l?objet les opérateurs privés de vans scolaires concernant la détaxe des véhicules. Une réunion des opérateurs est prévue au même endroit vendredi prochain pour faire un premier bilan.

Pour sa part, une source à la NTA affirme que «la politique de subventions établie par le gouvernement ne peut concerner ces transports scolaires, qui véhiculent surtout des enfants en bas âge pour assurer leur sécurité. Nous ne pouvons prendre en charge les frais que des parents choisissent de régler pour avoir ce type de transport». Il ajoute que, pour ces cas précis, c?est la proximité des établissements avec le domicile des parents qui est encouragée par les autorités.

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