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La Havane prend acte sans suprise du départ de Castro
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La Havane prend acte sans suprise du départ de Castro
Depuis 49 ans, les adversaires de Fidel Castro (photo) espéraient voir les Cubains déferler dans les rues de La Havane à l?annonce de sa mort ou de son retrait de la vie politique. Or, rien de tel ne s?est produit lorsque le «Commandante» a franchi le pas, avant-hier, annonçant qu?il ne briguerait pas la présidence dimanche. Certains s?attristent, d?autres espèrent des réformes économiques, mais personne à Cuba ne croit à la fin prochaine du régime communiste. Rien n?a changé dans le quotidien des habitants de La Havane, où la présence policière n?a, semble-t-il, pas été renforcée. De nombreux Cubains n?ont pas connu d?autre dirigeant et le révolutionnaire charismatique fait toujours l?admiration de bon nombre d?entre eux, même si beaucoup dénoncent son autoritarisme et ses échecs économiques. «Son corps a lâché après tant d?année de lutte pour la justice sociale et l?indépendance de Cuba vis-à-vis de l?Amérique», regrette le Dr Alvizu, professeur de psychologie. «Il est malade, mais tout ira bien parce que nous avons des cadres bien préparés pour prendre la relève», poursuit Milagros, un mère de famille rentrant du marché chargée de papayes et de goyaves. Le chef de l?Etat, au pouvoir depuis la révolution de 1959, ne s?est pas montré en public depuis son intervention chirurgicale de juillet 2006 à l?abdomen et rares sont ceux qui ont été réellement surpris par l?annonce de sa retraite, dont la presse officielle elle-même n?a fait que peu de cas. Pour beaucoup, la longue maladie de Castro lui a permis de passer le témoin en douceur à son frère Raul, qui assure l?intérim depuis un an et demi. Sauf surprise, il devrait lui succéder officiellement dimanche à la tête du Conseil d?Etat. «La révolution continue. Fidel a renoncé à temps. C?est une sage décision. Il a laissé les Cubains se faire à son absence pendant 18 mois», résume Lazaro, un concierge en pantoufles. «Raul peut améliorer les choses. Il a n?a pas les mêmes idées que Fidel pour l?économie, même s?ils sont les mêmes politiquement», conlut-il
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