Publicité

Saint-Valentin : la vie en rose pour les fleuristes

15 février 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Cela fait maintenant dix ans que Mitranee Chinpaloo vend des fleurs, aussi bien des bouquets naturels que des fleurs artificielles. Business florissant lors des fêtes ? Noël, nouvel an, pâques ?, à l?occasion de mariages ou d?anniversaires, il s?épanouit particulièrement à la Saint-Valentin. Car la fête des Amoureux, c?est pain bénit pour les fleuristes : les ventes de roses, à la pièce ou au bouquet connaissent une ascension fulgurante.

Une tendance notée sur une période de près d?une semaine. Et cela, en dépit de la concurrence des vendeurs ambulants. «Les marchands ambulants nous livrent une rude concurrence. Ils investissent toutes les artères des villes. Mais nous arrivons à nous en sortir grâce à la plupart de nos clients qui nous sont restés fidèles, compte tenu de l?excellente qualité de nos produits», nous explique ainsi Mitranee Chinpaloo, de Evergreen Shop, à Quatre-Bornes.

Chez la plupart des fleuristes, les prix du bouquet de roses naturelles varient en moyenne entre Rs 300, Rs 500 et Rs 700, en fonction de la dimension du bouquet. Et pour ceux qui ne peuvent s?offrir qu?une tige, il faudra compter entre Rs 30 et Rs 75, selon la beauté et la qualité du bouton de rose.

Thandraduth Seenauth Colin est l?un des producteurs de fleurs du pays. Ayant bénéficié d?un crédit de près d?un million de roupies, il a fait le choix de l?investir dans la culture des glaïeuls, des gerberas, des ?illets et bien sûr des roses. Le principal point de vente de ses produits est la foire de Quatre-Bornes.

Dépenses de Rs 500 000</B>

Thandraduth Seenauth Colin estime que le business est difficile surtout en hiver et pendant la saison cyclonique. «La sécheresse, les cyclones rendent la culture des fleurs difficiles, surtout en l?absence d?une subvention de l?Etat pour amoindrir nos pertes. En dehors de cela, nos coûts de production ne cessent d?augmenter. Il nous faut dépenser entre Rs 400 000 et Rs 500 000 chaque année en fertilisants, en herbicides et en insecticides», dit l?horticulteur.

Heureusement, pour les amoureux qui préfèrent des roses moins éphémères, il y a toujours l?option des fleurs artificielles qui d?ailleurs ressemblent, à s?y méprendre, aux fleurs naturelles. Importées de la Chine, leurs prix au détail varient entre Rs 15, Rs 20 et Rs 25 la tige.

Situé dans la rue Léoville L?Homme à Port Louis, le magasin Cyril Trading s?est spécialisé dans la commercialisation des fleurs artificielles. «Contrairement à ce que l?on croit, de plus en plus de Mauriciens choisissent de nos jours d?offrir des roses rouges artificielles lors des fêtes en général et en particulier à la Saint-Valentin, pour leur durabilité et leur coût. Ce sont ceux-là qui aiment faire durer le plaisir de recevoir», note une vendeuse de ce magasin.

Publicité