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Enseignement primaire : Les critères de promotion revus
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Enseignement primaire : Les critères de promotion revus
La moitie des nominations selon le critère de l?ancienneté et l?autre moitié selon les mérites. C?est ainsi qu?il faudrait nommer les assistants-maîtres d?école et maîtres d?école, estime le Pay Research Bureau (PRB). Beejaye Coomar Appana, directeur de l?organisme l?a expliqué lors d?une réunion avec des syndicats du secteur de l?éducation au primaire, hier.
C?est à la suite d?une proposition du ministère de l?Educaion que le PRB s?est attardé sur la question. A un moment, l?Etat avait envisagé de renoncer au critère d?ancienneté et de ne retenir que le mérite comme critère de promotion, mais la levée de boucliers des syndicats aurait amené les autorités à reconsidérer la question. Et à opter pour une formule mixte.
En effet, le PRB se propose de nommer la moitié des assistants-maîtres d?école et maîtres d?école par le biais d?une compétition ouverte aux enseignants qui ont 15 ans de métier ou plus.
Réunion de mobilisation</B>
Si la nouvelle formule présentée par le PRB séduit les uns, elle n?en a pas moins ses détracteurs. Et une fois de plus, les deux syndicats adverses ont pris des positions diamétralement opposées. «Nous sommes agréablement surpris par la formule du PRB. C?est une win-win situation et cela rend justice à toutes les catégories d?enseignants. Nous sommes satisfaits que le PRB sauvegarde nos acquis», avance Ashik Junglee, conseiller technique de la General Purpose Teachers? Union (GPTU).
De l?autre côté, au niveau de la General Teachers? Union (GTU), principal syndicat du primaire, l?on n?est pas près de baisser les armes.
La manifestation du 29 février en faveur du statu quo est maintenue. Aujourd?hui, une première réunion de mobilisation est d?ailleurs prévue au centre communautaire de Rivière-des-Anguilles.
«Nous ne pouvons accepter une telle chose. Aujourd?hui, un enseignant est éligible au poste de Deputy Head Teacher à partir de 32 ans de service. Si l?on divise par deux le nombre de promotions selon l?ancienneté, de nombreux instituteurs n?auront pas la chance d?être promus», explique Vinod Seegum, président de la GTU.
Il met également en doute l?objectivité de la nomination après sélection par le biais d?un examen. «La structure qui effectuera l?exercice de promotion après une compétition sera-t-elle complètement indépendante ou tiendra-t-elle compte d?autres paramètres.
Ne sera-t-elle pas tentée, par exemple, de promouvoir les enseignants selon un quota basé sur l?origine ethnique ?» demande Vinod Seegum.
Le PRB quant à lui souhaite trouver une méthode qui siéra et à l?employeur et aux employés.
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