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« Nous allons ouvrir un ?Diabetes Care Centre? »
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« Nous allons ouvrir un ?Diabetes Care Centre? »
<B>Quels sont vos projets pour 2008 ?</B>
Le public s?est montré très généreux et on a pu ressentir son soutien lors de notre Flag Day en décembre. L?argent de la collecte nous permettra de poursuivre nos activités habituelles, mais le projet qui nous tient le plus à c?ur concerne la construction du Diabetes Care Centre, où les diabétiques pourront recevoir soins et conseils. Le terrain que nous avons acheté près d?Ébène nous permettra de réaliser ce rêve. Les plans sont presque finalisés, et bientôt, il ne restera plus qu?à obtenir les permis nécessaires pour donner le premier coup de pioche.
Dans cette optique, nous avons aussi établi plusieurs contacts avec les spécialistes du diabète. Un accord a été signé avec l?association Diabète au Logis, re-présentée par le diabétologue Xavier Debusche, qui est aussi le responsable du département d?endocrinologie du Centre hospitalier départemental de Bellepierre, à l?île de la Réunion. Il travaille également avec l?APSA au Burundi, pour mettre en place un réseau de santé communautaire.
<B>Dites-nous en plus.</B>
Il faut souligner que l?expertise de l?APSA a été sollicitée en Afrique et que, à la suite d?un accord récemment signé avec le gouvernement burundais dans le cadre de leur politique nationale de lutte contre le diabète, nous avons créé une antenne de l?APSA dans ce pays. Nous sommes aussi en négociation pour développer une action de prévention et d?éducation au Botswana.
<B>Pourquoi cet intérêt pour le diabète ?</B>
Avec l?ampleur que connaît la maladie à Maurice, nous pensons qu?il était important d?adapter nos stratégies pour contribuer à la lutte contre cette affection.
Chaque année, nous faisons un suivi de 500 patients à notre Drop In Centre à Curepipe, et nous allons dans des entreprises qui nous sollicitent pour des dépistages et des séances de sensibilisation. Lafarge a été une des premières entreprises ayant pris contact avec l?APSA pour un dépistage de ses employés pour le diabète. Depuis, une trentaine d?autres lui a emboîté le pas.
<B>Cela faisait longtemps qu?on n?avait pas entendu parler de l?APSA. Est-ce par manque de communication ou bien parce qu?on ne s?intéresse pas à vous ?</B>
Nous sommes passés par des moments difficiles en raison de fausses accusations portées contre nous en 1996. Tout cela a été rectifié aujourd?hui, et les Mauriciens nous soutiennent et nous font confiance, comme cela a été le cas pour notre récente collecte de fonds. Par ailleurs, les journalistes sont toujours invités à nos conférences de presse et ils y sont les bienvenus.
<B>Quelle est la situation de l?APSA aujourd?hui ?</B>
Nous avons un peu plus d?une centaine de membres et une douzaine d?employés qui travaillent à plein temps à l?association. Nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre notre combat dans le domaine de la santé à Maurice pour une meilleure prise en charge des personnes souffrant du diabète. Nous comptons, cette année, intensifier notre action de dépistage et d?éducation sur le terrain et surtout, dans les entreprises où se trouvent 70 % des diabétiques.
Il nous arrive également d?être approchés par des Mauriciens qui désirent être orientés vers des équipes médicales à l?étranger, en France, à la Réunion ou encore en Afrique du Sud. Dans le passé, une quinzaine d?enfants inopérables à Maurice ont ainsi pu bénéficier de soins gratuits à l?étranger grâce aux collectes effectuées par l?association.
Parmi les cas qui nous ont le plus touchés, citons ceux de Corinne, qui souffrait d?une malformation congénitale au visage, et de Wasseem, qui avait une déformation aux pieds. Tous deux ont été soignés à l?étranger et mènent maintenant une vie normale. Mais depuis, les choses ont évolué, et le gouvernement prend maintenant ces cas en charge. C?est pourquoi nous pouvons aujourd?hui faire de la lutte contre le diabète notre priorité !
<I> Propos recueillis par</I> <B>B.B</B>
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